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Lysao

  • La Tortue rouge


    Un mysticisme naturel

     

    LA TORTUE ROUGE – Michael Dudok de Wit

    Avec La Tortue rouge, le chevronné Michael Dudok de Wit signe, après de bouleversants et célèbres courts, son premier long-métrage. L'oeuvre, déjà belle de sa coproduction néerlando-franco-japonaise, offre une animation saisissante, baignée de cette délicatesse propre à De Wit. Pour autant, la beauté de La Tortue rouge s'estompe peu à peu. Si le long-métrage saisit au début, par ses grandes plages fines, ses forêts irisées de taches douces et ses tortues déesses, il finit par abandonner, écrasé qu'il est par une ambitieuse métaphore sur l'existence, sa sensibilité sur son rivage.

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  • X-Men First Class / Days of Future Past / Apocalypse

    X-MEN FIRST CLASS (2011) – Matthew Vaughn

    X-MEN DAYS OF FUTURE PAST (2014) – Bryan Singer

    X-MEN APOCALYPSE (2016) – Bryan Singer

     

    De First Class à Apocalypse, cette seconde saga des X-Men, prequel alternatif à celle du début des années 2000, se révèle au final une trilogie au final plus déséquilibrée que la première. Alors que First Class amorce une rupture, le retour de Bryan Singer pour la suite rétablit des liens et des choix esthétiques, s'autorisant soit des variations surprenantes, soit un certain académisme du film de super-héros. Précisons-le : ce ne sont pas les détails propres aux super-héros, leur fidélité ou non aux comics d'origine, ou encore les incohérences temporelles ou narratives qui intéressent cet article ; mais bien plus la construction d'un ensemble et de ses variations singulières. En l'occurrence, cette seconde saga X-Men est particulièrement rythmée par la triangularité entre Charles-Xavier, Raven et Eric comme par l'aspiration au monumental et à l'ambition de la réunion.Cependant, la pierre angulaire la plus singulière de cette seconde saga, et qui permet de la distinguer par rapport à la première (alors même qu'elle en recycle plusieurs poncifs ou figures symptomatiques) réside dans l'interprétation complexe du Professeur X.

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  • Cannes à Paris

    UN CANNES 2016 A PARIS...

     

    C'est entre le soleil et la pluie que les traditionnelles reprises cannoises ont eu lieu, faisant soit tomber les vestes, soit porter des pulls dans les salles parisiennes. Si l'année dernière, j'avais profité de Cannes et de Cannes à Paris, j'ai cette année rangé mes robes festivalières et chaussé mes bottes pour m'isoler quelques soirées au Reflet Médicis ou au Forum des Images.

    En bref, du pire au meilleur, et avant de revenir plus en détail sur certains, quelques films d'Un Certain Regard et de la Quinzaine des Réalisateurs de cette 69ème édition.

     

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  • Kung-Fu Panda 3


    Le temps de la paternité

     

    KUNG FU PANDA 3 – Jennifer Yuh Nelson et Alessandro Carloni

     

    Ce troisième volet des aventures de Po confirme la stratégie du studio Dreamworks dans l'évolution de ses franchises. Stratégie classique puisqu'elle consiste à représenter un aspect de la croissance de son personnage, sans nécessairement qu'il grandisse physiquement, mais plutôt qu'il se confronte à de nouveaux dilemmes. Un peu comme Shrek, Po vit d'abord un moment de rencontre nécessitant un engagement. Celui-ci est marqué plus intensément dans le second volet, jusqu'à enfin migrer vers celui de la paternité – et nul doute que How To train A Dragon semble voué à la même logique. Cependant, à l'inverse de Shrek, le passage au temps de la paternité se révèle plus complexe que l'idée d'avoir des enfants : ici, il s'agit d'apprendre à transmettre un savoir et d'ainsi s'inscrire dans un ensemble.

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  • Midnight Special

    "Mais j'aime m'inquiéter pour toi"

     

    MIDNIGHT SPECIAL – Jeff Nichols

    Critiquer Midnight Special fut pour la rédactrice de ce blog un exercice douloureux et tardif. Douloureux parce que le film n'a soulevé aucune émotion, alors que les réactions de ses pairs étaient si enthousiastes ; tardif parce que la distance et le temps se devaient de comprendre cette incapacité à atteindre les cordes remuées par Nichols.

     

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