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Lysao

  • FERMETURE DU BLOG LYSAO

    FERMETURE DU BLOG LYSAO

     

    Avec 400 articles, 277 commentaires et ses plus de 10 ans d’existence, il est temps de conclure l’histoire du blog Lysao. Partie d’une histoire, celle de mes débuts personnels dans la critique, inspirés par les lectures du magazine Studio à la revue Positif, proches pendant un temps des avis du Masque et la Plume, puis traversés par mes découvertes techniques en montage vidéo comme de celles théoriques en recherche cinématographique. Mais le temps vient à manquer, et des choix doivent être faits. Cette année 2017, seuls trois films furent chroniqués sur Lysao, et la décision de cesser l’écriture provoqua certes un pincement au cœur, mais également un soulagement. Il faut le répéter, tenir un blog, chroniquer les films est un travail certes tenu par la passion, mais aussi bénévole et de longue haleine, fait sur les soirées et les week-ends.

     

    Le blog se clôt sur la beauté du film phénomène de 2017, réalisé par Robin Campillo. 120 Battements par minute ferme donc la porte ouverte en décembre 2007 par Les Enfants du Paradis. Deux films français unis, suite au hasard, par leurs thèmes de l’intime au sein du collectif, du drame amoureux, et par leurs impressionnantes scènes de parades à Paris (oui, le carnaval vs la gay pride). Du réalisme poétique de Carné au réalisme romanesque de Campillo, donc. On ne pouvait rêver mieux comme parenthèses de 10 ans d’écriture, mais aussi d’échanges avec divers blogueurs et passionnés.

     

    Cette histoire n’est que partiellement finie. Car mon second blog, Mirabelle-cerisier, va lui continuer de fleurir sous l’impulsion de mes recherches sur les cultures asiatiques. Et, entre un délicat film japonais et un badass thriller sud-coréen, je trouverai le temps d’explorer les œuvres d’autres pays qui seront de temps en temps, selon le temps et l’envie, chroniqués dans une rubrique « OEUVRES D'AILLEURS » sur ce second blog. Déjà, vous pourrez y retrouver la première pierre française avec la critique de 120BPM. Le traditionnel top 10 de fin d’année y fera aussi son nid en décembre prochain. Une porte se referme, une autre s’ouvre…

     

    L’aventure continue donc sur http://mirabelle-cerisier.hautetfort.com

     

    Un immense merci à tous les visiteurs de ce blog !

  • Critique de 120 Battements par minute

    Dansons dansons sinon…

     

    120 BATTEMENTS PAR MINUTE - Robin Campillo

    Dans la chaleur nocturne d’un soir de canicule parisienne, la célèbre phrase de Pina Bausch résonne à mes oreilles après les 2 heures 20 de projection. Le film s’achève sur les corps clignotants et les têtes embrumées. Scène ouverte, destins en suspens de ceux qui continuent la lutte. Le final se révèle antithèse de l’ouverture du film, où les militants se cachaient derrière un rideau, en coulisses de leur propre histoire. Sur le boulevard de l’Opéra, la surexcitation des Parisiens venus profiter de leur Cannes à la capitale a laissé place au silence feutré, aux yeux troublés et aux langues qui ne réclament qu’une fraîcheur alcoolisée. Moi je songe à cette phrase de Pina : “Tanz tanz sonst sind wir verloren”, “Dansons, dansons sinon nous sommes perdus”.

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  • Critique de Silence (Martin Scorsese)

    Puissance invisible de la souffrance

     

    SILENCE - Martin Scorsese


    Peu de films, au final, portent véritablement sur la question de la foi et du dialogue avec une entité extérieure - ou intérieure ? Pour ma part, difficile de comparer l’ultime oeuvre de Scorsese sur le sujet avec La Dernière Tentation du Christ ou avec le Silence de Masahiro Shinoda, non vus pour ma part. Face au film dans ce qu’il est, c’est bel et bien ce thème de la foi qui constitue définitivement l’aspect le plus passionnant du dernier film de Martin Scorsese. L’oeuvre impressionne dans ce qu’elle tente de construire vis à vis des conflits religieux, et au-delà dans des interprétations qui finissent par distordre toute signification, et dès lors semer la violence. Car le Japon que nous présente le film est celui d’un pays ravagé par des divergences d’esprit qui viennent s’incarner dans des confrontations physiques violentes, et inévitables.

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  • Critique des Animaux Fantastiques

    L'obscurité pleine de lumières

     

    LES ANIMAUX FANTASTIQUES (FANTASTIC BEASTS AND WHERE TO FIND THEM) – David Ayer

     

    Nostalgie, nostalgie, quand tu nous tiens... vraiment ? Les Animaux fantastiques est-il, au fond, si nostalgique que cela ? Au contraire d'une franchise culte de science-fiction qui cartonne en s'appuyant sur les ressentis et retours en arrière de ses plus fidèles spectateurs, Fantastic Beasts choisit lui de trancher avec l'univers d'Harry Potter. Nous sommes loin du fonctionnement d'un film par année scolaire, et plus proche de l'aventure ponctuelle ; nous sommes déracinés, loin du château de Poudlard sur la colline, et précipités dans les rues new-yorkaises ; nous sommes téléportés à une époque ancienne, où la magie vit ses derniers de liberté, voire de libertinage. Fantastic Beasts, par les nombreuses allusions à la prohibition, se fait contrepied d'Harry Potter par ce qu'il autorise de nouveau, par ce qu'il transgresse des règles, encore inexistantes, du monde de la magie.

     

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  • 14ème édition du Carrefour du cinéma d'animation

    14ème EDITION DU CARREFOUR DU CINEMA D'ANIMATION

    Invité d’honneur : Michael Dudok de Wit

     

    Entre le Festival du Film Coréen et le Kinotayo, j’eus peu de temps pour m’organiser cette 14ème édition du Carrefour du cinéma d’animation. Mais le plaisir est toujours autant le même, avec cette agitation des jeunes étudiants dans le Forum des Images, et cette attention des amateurs et spécialistes venus découvrir de nouvelles oeuvres.

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