28.01.2007

Un Américain à Paris

UN AMERICAIN A PARIS : (An American in Paris) :

 

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Un film de Vincente Minelli. Avec Gene Kelly, Leslie Caron, Oscar Levant, Georges Guetary, Nina Foch...

Résumé: Installé à Paris, Jerry Mulligan, peintre américain, peine à vivre de son art. En voyant ses toiles exposées dans la rue, une milliardaire tombe amoureuse de lui et décide d'être son mécène. C'est alors qu'il rencontre Lisa, une jeune Française dont il s'éprend, sans savoir que celle-ci est déjà fiancée à Henri Baurel, l'un de ses amis ...

medium_danse.jpgMon avis : « Un américain à Paris » est une comédie musicale kitsch et hollywoodienne, mais elle possède le don de nous reposer l'esprit, sans avoir besoin de se torturer les méninges pour saisir l'ambigüeté du scénario. Vincente Minelli nous conte une histoire d'amour désabusé, sur fond de toile de peintre, entre les couleurs pastels des maisons de Paris et le rouge vermillon des lèvres de Leslie Caron.

 

Les références sont nombreuses en matière d'arts, de Toulouse-Lautrec à Strauss, le réalisateur réussit à nous intégrer à un décor semblant inaccessible, à un rêve interminable, à une oeuvre inachevée, pour nous faire comprendre que notre participation est au combien importante !

 

La première scène est la meilleure. Tout commence avec la voix off de Gene Kelly se présentant, nous expliquant sa piètre situation de peintre de rue avec une pointe d'humour, puis en nous faisant découvrir les autres locataires de son charmant immeuble avec des images de divers personnages amusants (du compositeur désenchanté au jeune couple), durant l'éveil d'un matin printanier. Enfin, la caméra arrive à l'hauteur de sa chambre, où Gene Kelly, toujours aussi à l'aise en costard-cravate qu'en pyjama, exprime avec exagération sa fatigue. Mais ceci n'est pas dérangeant, au contraire! Gene Kelly est un acteur qui veut exprimer bien plus que le nécessaire, nous faisant comprendre l'autre dimension du film, à la fois irréelle et compréhensible de tous.

La chambre du peintre est une merveille d'inventions. Cà et là apparaissent des mécaniques simples mais étonnantes, nous livrant une vraie chorégraphie des objets.

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 Le côté scénaristique se base sur l'histoire d'amour impossible entre deux êtres qui ne savent pas si ils doivent s'aimer égoistement, ou si ils doivent épouser une personne respectable qui saura s'occuper d'eux. Cette intrigue n'est pas gonflante dans le contexte et dans l'ambiance du film, d'ailleurs, cette histoire n'est-elle pas une métaphore de la question qui tourne autour du film ? : Doit-on vivre dans l'imaginaire ou rester dans la réalité ?

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 Jerry Mulligan est un personnage extrêmement souriant, comme d'habitude, et un peu déluré. D'ailleurs, sa rencontre avec Lisa le rendra complétement fou d'amour mais rempli d'un désir de danser et de chanter. Mais il sera également sujet à la déprime, afin d'alterner scènes joyeuses et scènes tristes.medium_peintre.jpg


La représentation de Paris est époustouflante de naïveté comparé au vrai Paris. Les couleurs y sont pastels, les gens charmants, les rues agréables et l'inventivité folle présente. Paris est aussi un vrai centre culturel, d'arts et de fêtes. Gene Kelly et Georges Guetary y déambulent avec leur doux accent américain, leurs claquettes et leur gentillesse, chantant les cultissimes « I got rhythim » ou « 'S wonderful » au milieu de foules éparses composées de visages souriants. Autour d'eux se développent d'autres vies dont celle, fauché, d'un pianiste en mal d'inspiration et sujet à la dépression musicale (Oscar Levant), celle, richissime d'une bourgeoise en mal d'amour (Nina Foch), celles d'enfants gais, désireux d'apprendre l'anglais, et surtout celle de la jeune Lisa (Leslie Caron), fraîche de jeunesse et de doutes.

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A tous ces portraits s'ajoute une chorégraphie superbe, ponctuée par les sourires et mimiques étincelants de Gene Kelly,medium_playboys.jpg la galerie des différents facettes caractérielles de Leslie Caron (au début du film), la bonne humeur de Georges Guetary, le sérieux d'Oscar Levant au piano, les bals costumés blancs et noirs et surtout par la scène finale.medium_final.jpg

 

Cette scène est en réalité un rêve de notre héros, un multi-rêve, plus exactement, où règnent la danse, la tonitruante bande-son et le kitsch, à renforts d'éclairages et de fumées colorés, de costumes bariolés, de décors romantiques... (comme l'énorme fontaine scultée où nos deux tourtereaux dansent)

Bref, un émerveilleument pour les yeux qui s'en prennent plein la vue durant au moins une vingtaine de minutes éclatantes, diversifiées, colorées, surprenantes.

 

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Avant de terminer cette critique, mention spéciale de ma part pour la scène de la chanson « 'S wonderful », dont la situation scénaristique est un quiproquo ingénieux entre les trois personnages principaux masculins du film que je ne détaillerai pas. C'est également la scène la plus drôle du film et la plus vive dans le dialogue.

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Bref, un beau merci à Vincente Minelli qui nous prouve que le but de tourner des comédies musicales n'est pas d'amasser de l'argent et de la célébrité, mais d'en offrir le résultat à nous, spectateurs, pour nous faire passer un bon moment.

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Commentaires

Ils sont beau les acteurs et actrices

Ecrit par : sab | 27.04.2007

Gene Kelly est mignon, non??

Ecrit par : soya | 27.04.2007

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