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  • Jim Jarmusch

    JIM JARMUSCH : 

    Petit texte sur ce réalisateur dont j'admire deux de ses oeuvres (les seules que j'ai vues jusqu'à présent), toutes deux admirables, originales, empreint d'un humour noir et d'une poésie subtils et servies par d'excellents acteurs : Dead Man (1995) et Broken Flowers (2004).

    Ces deux films sont très différents, tant par le décalage temporel que par le scénario ou la caractérisation des personnages. Pour cette dernière, il y a néanmoins un point commun, ce qui définit en partie la sensiblité de Jim Jarmush : les deux rôles principaux sont tous les deux des types paumés, des « pauvres types ».

    L'un est un jeune homme timide, dépassé par la violence et brutalité de ceux de son sexe, les hommes, et tandis qu'il part dans une odyssée étrange, il va découvrir son vrai côté, ce que l'on appelle le « dark side » dans les blockbusters, mais qui ici est présenté avec intelligence et une incroyable originalité. L'autre est un Dom Juan vieilli, fatigué par la vie et émouvant, et tandis qu'il part à la recherche de son fils, découvre les aléas de la vie et sa méchanceté âpre et douce.

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    De Dead Man, la première impression est : étonnant. Ce film est déroutant, nous laisse bouche bée face à l'originalité de Jim Jarmusch, son humour, sa belle poésie brutale. De longues séquences sont mémorables, bercées de la musique de Neil Young, tandis que Bill Blake se repose de ces événements rocambolesques qui lui arrivent avec brutalité. Il n'est pas vraiment « Candide », il finit par s'habituer et de lui se dégage un aura d'être surréaliste. Peut-être est-ce lui qui est « différent ». Peut-être est-ce tout le film. Peut-être est-ce Jim Jarmusch, celui que l'on surnomme pionnier du néo-cinéma indépendant américain.

    C'est Johnny Deep qui interprête ce rôle mémorable, qui a pu confirmer ses talents d'acteur et est d'une émotion incroyable.

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    De Broken Flowers, c'est une émotion qui apparaît en premier, mais différente de celle de Johnny Deep. Don Johnston est vieux, las, sans atout particulier. Il se retrouve largué. Une histoire qui se présente sans intérêt, à laquelle on ne s'intéresse pas. Et pourtant, Jarmusch réussit à nous émouvoir avec cette homme entouré d'indifférence. Il porte un regard lucide sur la société, sans porter d'accusation particulière. Il cherche sans entrain, il veut même abandonner, il est extrêmement fatigué. La justesse du ton et le surréalisme de ce regard incroyable font de Broken Flowers, un film formidable.

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    C'est l'excellent Bill Murray, avec sa tête de paumé, qui se détache de ses rôles comiques pour créer une interprétation émouvante, où son regard étonnant de chien égaré est pour beaucoup.

    Je pense que Jim Jarmusch n'est pas, ou ne doit pas, être une sorte d'icône. Il est à part, comme beaucoup d'autres, et n 'hésite à exposer son point de vue. Il s'agit de quelqu'un de très sensible, bercé dans l'illusion de ses rêves.

     

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    (c) Antoine Doyen 

  • Rétrospective de photos de tournage sur Truffaut 2

    Suite de la rétrospective de photos de tournage des films de François Truffaut :  

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     François Truffaut et Jean-Louis Richard sur Le Dernier Métro.

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     L'équipe technique et François Truffaut accrochés au... Dernier Métro.

    (c) MK2 Jean-Pierre Fizet 

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     François Truffaut dirigeant Fanny Ardant dans La Femme d'à côté. Puis dans Vivement Dimanche !.

    (c) MK2 Alain Venisse 

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  • Un petit regard sur le Festival de Cannes 2007

    LE FESTIVAL DE CANNES : Mini Chronique : 

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       Aujourd'hui a débuté le célèbre festival de Cannes, fêtant son 60ème anniversaire. Mais pourquoi, maintenant, disons-nous le festival de Cannes, alors qu'en réalité cette rencontre aujourd'hui devenue paillettée et où les stars et maîtres du cinéma se donnent un plaisir de monter les marches, porte le nom du festival International du Film. Est-ce parce que le lieu, enchanteur et estival à souhait, séduit plus que le 7ème Art ? Est-ce parce que l'apparence glamour et star triomphe encore sur la qualité d'un film. Peut-être. On ne peut pas nier cette affirmation quand on voit toute la polémique organisée autour de l'événement (premières pages de tous les magazines, en rapport avec le cinéma ou non, suivi régulier des journalistes de radio ou de télévision, sites Internet bourrés de clichés de stars, publicités sur tout le Net...). Néanmoins, l'importance de ce festival permet à de nombreux cinéastes (renomés ou non) de s'/se (ré)affirmer. Encore, faut-il pouvoir accéder au tapis rouge...

    De plus, on a beau parler que de compétition officielle, du nouveau Tarantino, Wong Kar-Wai, Assayas, frères Coen, Gus Van Sant, Kusturica ou Kim Ki-Duk, etc..., les sections les plus discrètes sont souvent les plus intéressantes et font découvrir parfois des petites perles (Un Certain Regard, Quinzaine des Réalisateurs, Semaine de la Critique). A noter aussi les courts-métrages, si peu nommés, et pourtant si importants dans la carrière d'un futur cinéaste...

  • Rétrospective de photos de tournage sur Truffaut

    Voici quelques photos de tournage de François Truffaut, réalisateur que j'admire depuis des années.

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     François Truffaut et Jean-Pierre Léaud sur le tournage des 400 coups (1959)

    (c) André Dino 

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     L'équipe technique sur le tournage d'Antoine et Colette.

    (c) Raymond Cauchetier 

     

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     L'équipe technique, François Truffaut et Jean Desailly sur La Peau douce (1964)

    (c) Raymond Cauchetier 

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     Jean-Pierre Léaud, Jacqueline Bizet et François Truffaut sur La Nuit Américaine.

    (c) Pierre Zucca