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  • Saiyuki Reload

    Un mot pour prévenir de l'absence de critiques de films ou de livres, notamment dans les semaines qui ont passées et qui vont venir. Etant très prise ces temps-ci par mes activités scolaires et personnelles, je profite d'une pause entre mon souper et mon coucher pour parler du nouveau Saiyuki qui vient (enfin) de sortir.

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    Certains sauront déjà que je craque depuis longtemps pour ce manga qui est (plus de doute) mon préféré, notamment grâce à un humour délirant, des dessins de qualité,  un grand sens de suspense et l'absence de censure (parfois il en faut!)

     La suite de Saiyuki est donc enfin sortie, sous le nom d'une nouvelle série "Saiyuki Reload" mais qui raconte toujours le pélerinage de ces quatre garçons hétéroclite. Il y a peu de différences dans le scénario, mis à part le fait que deux des personnages principaux ont troqué leurs habits : Sha Gojyo (aux cheveux rouges pour ceux qui ont du mal) se retrouve étonnament afflué d'un ensemble marron, où l'on apprécie (ou regrette par pure fantaisie??) la disparition de ses horribles bottes difformes des tomes précédents ; et Son Goku (le petit) a juste déchiré le bas de son jean (pour le fun, surement?).

    Néanmoins, nos 4 compères n'ont pas perdu leurs traits caractéristiques en chemin : Sanzo, le bonze, est toujours aussi colérique, Goku, si naïf et impulsif, Gojyo, si pervers, hakkai, si prévenant. Néanmoins, dans ce tome où ils sont confrontés à plusieurs petites histoires, les combats sont mieux définis, les détails plus présents et l'émotion plus importante (alors qu'auparavant, elle était étouffée par des dialogues absurdes).

    La première histoire n'est pas très intéressante, elle ne sert juste qu'à présenter les personnages rapidement et assurer leur force. Elle commence d'ailleurs par l'arrivée de 4 étranges inconnus portant des lunettes noires dans une auberge, et qui intriguent fortement la petite fille de l'aubergiste.

     la seconde histoire, par contre, est très horrible. Je conseille aux âmes sensibles de s'abstenir. Certes, il y a peu de sang ou de massacres. Enfin, si mais Kazuya Minekura (l'auteire) a préféré évité les décors où la splendeur cadavérique triomphe pour insister sur la gravité du dralme et les émotions qui en écoulent. Elle a confronté ses personnages à une situation qui leur échappe pour mieux montrer que, sous leurs airs de brute et de mecs cools, ils sont grandement secoués par des interrogations psychologiques. Goku, surtout, est le plus traumatisé ou, du moins, celui qui a le plus de mal à contenir sa peine, car il est encore un enfant, sa sensibilité en est plus grande. Néanmoins, les 4 personnages principaux ont tous une grande blessure du passé qu'ils cachent coûte que coûte, mais nous savons tous qu'ils risquent de s'y retrouver confronté un jour...

     

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  • Palmarès du festival de Cannes 2007

    Palmarès du festival de Cannes 2007

    Et ça y est, c'est fini. On a beau critiquer l'aspect médiatisé du Festival de Cannes, on est toujours angoissé à l'annonce de la Palme d'Or et du Palmarès. Et cette année, qu'il est beau ce Palmarès ! Quelle justesse de la part du Jury !

    Préférant délaisser les habitués du Festival (Kar-Way, Kusturica, Tarantino, qui ont d'ailleurs déçu) et évitant une trop grande atonie auquelle tout le monde s'attendait, Stephen Frears et ses compagnons ont préféré donner les célèbres récompenses à la plupart des auteurs de "petits films étrangers", créant une célébration multiculturelle, prouvant bien le contexte internationale du festival et, ainsi, réaffirmant les droits et la qualité des films d'autres pays que les Etats-Unis.

     C'est un peu coup de maître du Jury que je salue. Cette fois-ci, le côté pailletté du festival est un peu apaisé par la vraie reconnaissance et la main salvatrice tendue à ces petits films qui ont autant de mal à être reconnu, dans ce monde de plus en plus américanisé. Certes, les années auparavant, d'autres aussi ont été récompensés (Kaurismaki (L'homme sans passé), Porumboiu (12:08 à l'Est de Bucarest), Xiaoshuai (Shanghai Dreams), Keren Yedaya (Or)) mais jamais, ils n'avaient accédé à la Palme d'Or, concécration suprême, celle-ci étant réservée pour de grands auteurs reconnus.

     La France, cette année, s'est bien défendue, avec le prix de la mise en scène et le prix du Jury. Je regrette cependant l'absence des frères Coen, dont le long-métrage (No Country for Old Men) était paraît-il le meilleur.

     

    Voici donc ce fameux palmarès :

    Palme d’Or
      4 Mois, 3 Semaines et 2 Jours de Cristian Mungiu (Roumanie)

    Grand Prix
     La Forêt de Mogari de Naomi Kawase(Japon)


    Prix du 60ème Anniversaire
      Gus Van Sant pour sa carrière et pour Paranoïd Park (Etats-Unis)


    Prix d’interprétation féminine
      Do-yeon Jeon pour Secret Sunshine de Lee Chang-dong (Corée du Sud)


    Prix du meilleur scénario

      De l'Autre Côté de Fatih Akin (Allemagne)


    Prix de la mise en scène
      Le Scaphandre et le Papillon de Julian Schnabel (France)


    Prix d’interprétation masculine
      Konstantin Lavronenko dans Le Bannissement de Andrei Zviaguintsev (Russie)


    Prix du jury
    Ex-aequo Persepolis de Marjane Satrapi & Vincent Paronnaud (France) et Lumière Silencieuse de Carlos Reygadas (Mexique)


    Caméra D’or
      Les Méduses de Etgar Keret et Shira Geffen (présenté à la Semaine de la critique)
    Mention spéciale : Control d'Anton Corbijn (présenté à la Quinzaine des réalisateurs)


    Palme d’or du court-métrage
    Ver Lovver d’Elisa Miller (Mexique)


    Mention spéciale court-métrage
    Ahma d’Anthony Chen & Run de March Albiston

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    © REUTERS