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25.08.2007

Le diable s'habille en prada

LE DIABLE S'HABILLE EN PRADA (THE DEVIL WEARS PRADA) :

 

Où la mode est sensée passer après tout...

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 Un film de David Frankel. Avec Anne Hathaway, Merill Streep, Emily Blunt...

 

Résumé : Fraîchement diplômée, Andrea débarque à New York et décroche le job de rêve. Mais en tant qu'assistante de la tyrannique rédactrice en chef d'un prestigieux magazine de mode, elle va vite découvrir ce que le mot "enfer" veut dire..

 

Critique : Pensant avoir pu échapper à la classique virée sortie-ciné entre potes lors de la sortie de ce film américain, dont la bande-annonce ne m'avait guère plue, je fus dépitée lorsque mes amies l'exhibèrent au cours d'une soirée. Dans l'incapacité de contredire les fans, je me résignais à visionner cette soi-disante critique de la mode.

Malgré tout, l'idée de base était intéressante : une jeune américaine, peu regardante sur son apparences, douée et aspirant à une carrière de journaliste, est embauchée comme assistante auprès d'une riche et importante directrice d'un des plus célèbres magazines de mode. Ainsi étaient mis en parallèle 2 regards féminins différents sur ce qu'est la mode et, par ailleurs, permettait de lever le voile sur ce monde de la beauté et des apparences. Le film aurait pu se révéler intéressant, si le parti pris pour la mode, tout en ridiculisant grossièrement certains de ces aspects, n'aurait pas été aussi affirmé.

Car, en effet, afin de ne pas s'attirer les foudres de ces messieurs (ou plutôt devrais-je dire de ces dames), les scénaristes ont volontairement accentué le contraste, transformant la jeune indifférent en naïve portant des habits très « ringards » et exagérant grossièrement les petites manies de sa patronne tyrannique, bien mieux vêtue.

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A travers une telle confrontation physique, du vilain petit canard et de la reine, comment ne pas obligatoirement préférer la mode, et condamner (un peu) l'héroïne ? Bien entendu, la morale gagne toujours. L'affreuse se révèle en réalité rebelle, n'hésite pas à critiquer le petit monde sur hauts talons et doit supporter (la pauvre!) les brimades et les caprices de madame sans sourciller.

C'est Cendrillon au pays des mannequins et malheureusement, on n'y croit pas une seconde.

 

La brune maladroite aurait pu capituler et le film aurait été fini sur une note originale ; mais malgré ses efforts pour s'habiller de plus en plus mal, malgré l'amitié naissante avec Nigel, un employé (et un des seuls personnages sympathiques du film) ; elle craque et succombe sous la surdose de marques chic-et-choc l'entourant en permanence.

Oh surprise, l'affreuse demoiselle qu'on croyait défigurée à jamais se transforme en ravissante jeune femme. Sonbbd559928409f3058cd245890c095b23.jpgcaractère un peu simplet est vite remplacé et maintenant, elle s'amuse à se dandiner lors des conférences de presse ou des soirées, à se donner l'air affairé et professionnel avec son portable rivé à l'oreille et à flirter avec des séducteurs dans le genre beach-boy. On se demande si l'origine de ce résultat est l'influence du bureau ou sa vraie nature de bourgeoise américaine

 

Et lorsque les masques tombent, que les maquillages s'effacent et que la fatigue apparaît, la banale dramaturgie, tentant de montrer qu'être à la pointe de la mode nécessite courage et force mentale, en devient ridicule.

 

Cette critique manque de cynisme, préférant protéger plutôt que d'attaquer et faussant les pistes par le biais d'un portrait de la mode manquant cruellement de réalisme. Dans toute cette boutique de mode gesticulent une Merill Streep décevante et pas au top (non pas de la mode, mais de sa prestation), une Anne Hathaway, une Emily Blunt et un Simon Baker Denny agaçants et diverses figures de mode. Seuls les 3 amis de mademoiselle, naturels, sont assez convaincants et Stanley Tucci tire son épingle du jeu.

L'intrigue, excepté l'idée de départ, manque d'originalité, les rues de New-York sont dignes d'une publicité et les bons sentiments mêlés d'un humour lourd.

 

Mais, après tout, si ce genre de « fausse critique » d'une des facettes de l'Amérique n'existait pas, les autres auraient moins de valeur, comme le remarquable « Little Miss Sunshine » de Jonathan Daytone et Valerie Faris1e44eeb277cb30be2bb38c8034104d55.jpg

 Oh là là..Attention à ne pas abîmer ma robe en courant dans les rues bondées de New-York !

Photos et résumé : Allociné.com 

Commentaires

Moiii franchement g adoré la film !
C trO dar

Ecrit par : cassiiiiiiii | 27.02.2008

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