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  • Top Ten 2011

    TOP TEN 2011 ET PASSAGE À ANNÉE 2012 

    Plus de 2700 visites sur Lysao, moyenne stable sur tous les mois, avec des pics sur l'été, le nombre de visiteurs frôlant la barre des 3500. Merci à tous les visiteurs et à tous ceux qui ont mis des commentaires ! Le temps passé sur Lysao s'avère plus court du fait de la création d'un autre blog et également de l'augmentation de la cadence de mon temps de travail personnel !

    Ainsi, comme il en convient à chaque fin d'année, voici mon palmarès des meilleurs films de 2011. Bien évidemment, ce palmarès n'est pas assez exhaustif, n'ayant pas vu certains films qui auraient peut-être figuré à ce palmarès (Il était une fois en Anatolie, Tomboy ou la Piel que habito...)

     

    1 : UNE SEPARATION d'Asghar Fahradi

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    Une Séparation est le film incontournable de l'année 2011, plébiscité par la critique et le public au même titre que Le Discours d'un roi ou Black Swan (bien que ce dernier ne risque pas de figurer dans le palmarès). Que rajouter de plus à la qualité de ce film, maintes fois saluée ? Intelligemment filmé, captivant de par ses thématiques, son récit complexe et maîtrisé, ses performances d'acteurs, Une Séparation reste une film d'une maturité incroyable, conférant à ses personnages une belle profondeur psychologique. Des thèmes sensibles tels que la religion, la lutte entre les classes sociales, le divorce, la condition des femmes en Iran s'avèrent subtilement traités au travers de cette histoire de séparation. Le film confirme en outre la formidable humanité du cinéma iranien. Là où le cinéma d'Abbas Kiarostami, paisible et harmonieux, confronte les troubles existentiels de ses personnages face aux lignes du vaste paysage iranien, celui d'Asghar Farhadi les plonge dans une succession d'événements et de situations de crise, cloisonnés par les paroles, les murs, les rues de Téhéran. Il en ressort pourtant la même force bouleversante.

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    Ici, la critique du film

     

     

    2 : PINA de Wim Wenders

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    Ce choix risque de déplaire à certains ayant été déçus par le film. Pina n'est pas un documentaire sur Pina Bausch, c'est, au-delà, un hommage vibrant à l'artiste combiné à une nouvelle proposition visuelle. Celle de la technique 3D alliée à la danse, ce qui donne un film d'une formidable beauté plastique, impressionnant de par son montage fragmentaire. Pinarenouvelle sans cesse son regard sur le mouvement et la danse, mettant en valeur les corps, l'espace scénique, la grâce des chorégraphies des danseurs de Pina Bausch.

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    La critique du film

     

     

    3 : I WISH I KNEW – HISTOIRES DE SHANGHAI de Jia Zhanke

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    C'est de nouveau un film chinois qui arrive dans les premières positions, après La Tisseuse en deuxième place l'an dernier. I wish I knew, le dernier film de Jia Zhanke est malheureusement passé quasiment inaperçu dans les salles. C'est pourtant un film d'une beauté stupéfiante, toujours aussi soigné dans sa composition et son montage volontiers fragmentaire, succession de témoignages sur Shanghai et son histoire, notamment son histoire cinématographique. Jia Zhanke est considéré dans son pays comme un des plus grands cinéastes chinois actuels, il sait porter un regard pertinent sur son pays, à la fois tourné vers sa mémoire sensible et sa modernisation. On se souvient de Still Life, Lion d'Or de Venise en 2006, regard sur le barrage des Trois Gorges. La qualité des films de Jia Zhanke vient également de leur originalité : entre fable et témoignage, les frontières sont sans cesse troublées, faisant d'Histoires de Shanghaiun film profondément fascinant.

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    La critique du film

     

     

    4 : WE NEED TO TALK ABOUT KEVIN de Lynne Ramsaykevin1.jpg

    Je suis moi-même surprise par le choix de la quatrième place. We need to talk about Kevin est en effet un film qui m'a laissé un profond sentiment de malaise, mais son choix me semblait évident. Au cours de cette année 2011, ayant été déçue par de nombreux films, ceux qui m'ont paru les plus honorables restent les propositions originales, éprouvantes, audacieuses, tout comme ce film de Lynne Ramsay. Etrange et captivant, le film est porté par la prestation de l'excellente Tilda Swinton, une actrice précieuse dans le cinéma actuel, et aborde certes les thèmes de la maternité, mais aussi, et surtout, du malaise de la société américaine. Le personnage de Kevin apparaît comme une incarnation incompréhensible du mal, adolescent pervers et machiavélique. We need to talk about Kevinreste un film troublant et dérangeant.

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    La critique du film

     

     

    5 : LE GAMIN AU VELO de Jean-Pierre et Luc Dardenne

    ex-aequo avec DRIVE de Nicolas Winding Refngamin.jpg

    Drive et le Gamin au vélo, curieusement deux films foncièrement différents reliés par un même thème, à savoir la conduite. Conduite de la voiture pour le héros de Drive, conduite du vélo pour le petit Cyril dans le film des frères Dardenne. Moins populaire que le film de Nicolas Winding Refn, film aux qualités indéniables tant par sa maîtrise que la profondeur de son récit, Le gamin au Vélo reste une belle réussite dans la carrière des frères belges, film plus solaire que Le Silence de Lorna, rappelant la Promesse. Chacun des personnages de ces films ont ce point commun d'incarner la violence dans leur conduite : échappées à vélo pour Cyril, cascades en voiture pour le personnage de Ryan Gosling ; et tous deux finissent par trouver une forme d'apaisement et de bonheur lumineux chez une femme.drive.jpg

    La critique du Gamin au vélo

    La critique de Drive

     

     

    6 : LE HAVRE d'Aki Kaurismaki

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    Tout juste sorti pour les fêtes de Noël, Le Havreétait décidément le film à voir pour le réveillon. Tendre et décalé, c'est un petit bijou délicat et soigné, porté par les hommages cinématographiques qui abondent : dans ce Havre se rejoignent le Paris du réalisme poétique français, l'époque sombre de la Résistance, les personnages pessimistes de Melville, le burlesque à la façon de Chaplin. Mélange des époques, mélange des genres dans cette composition rétro de Kaurismaki, emblématique de son cinéma où les miracles sont possibles, où les personnages s'expriment dans un langage qui leur est propre, où les petites gens ont une classe incroyable, par contraste avec l'inélégance des mesures gouvernementales à l'égard des immigrés. De plus, l'atout du film réside dans son casting délicieux : André Wilms élégant et drôle ; Kati Outinen émouvante ; Jean-Pierre Daroussin extraordinaire ; Jean-Pierre Léaud parfait pour son rôle de sale délateur ; et bien évidemment, le bon et sensible Pierre Etaix en médecin patient.

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    7 : LE DISCOURS D'UN ROI de Tom Hooper

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    Avec Le Havre, le Discours d'un roi assure la seconde place de la comédie dans ce palmarès. Film très populaire, Le Discours d'un roiaffirme l'apogée du cinéma anglais et de l'élégance de sa réalisation et de ses dialogues. Drôle et fin, le film dresse le beau portrait de deux hommes opposés, jolie histoire fondée sur l'amitié et le respect de l'autre, au-delà des rapports de pouvoir et de classes sociales. Les performances de Geoffrey Rush, Colin Firth et Helena Bonham Carter comptent pour beaucoup dans la réussite de ce film.

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    La critique du film

     

     

    8 : WINTER'S BONE de Debra Granik

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    Deuxième film de Debra Granik, Winter's Bone reste une belle réussite, intense et lyrique malgré la dureté du thème et la sécheresse de la violence et du propos. Formidable portrait d'une jeune fille confrontée à la disparition de son père et à la folie de sa mère, Winter's Bone passe rapidement de la vision sociale à une quête initiatique âpre et onirique. Filmé au plus près des corps, le film s'attache aux troubles de cette jeune fille courageuse, luttant dans un monde où la femme peine à exister, et doit s'endurcir encore plus qu'un homme pour imposer la réalité. Le film est porté par la prestation éblouissante de Jennifer Lawrence, une jeune actrice qui a fait du chemin depuis, ayant joué Mystique dans X-Men Le Commencement et étant prochainement à l'affiche de Hunger Games,adaptation d'un best-seller de la littérature jeunesse.

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    La critique du film

     

     

    9 : INCENDIES de Denis Villeneuve

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    Adapté de la pièce du dramaturge Wadji Mouawad, Incendies est une belle réussite dans son adaptation. Le réalisateur a su retranscrire la force du texte de Wajdi Mouawad, sans tomber dans la simple copie, conférant plus de place aux corps et à l'espace plutôt qu'aux dialogues (éléments essentiels dans la dramaturgie de Mouawad, dont les pièces sont très bavardes). Incendiesconte cette histoire déchirante avec une belle maîtrise du récit, de la photographie et des interprétations. Lubna Azabal est excellente et le drame est abordé avec finesse et sensibilité.

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    La critique du film

     

     

    10 : LES MARCHES DU POUVOIR de Georges Clooney

    ex aequo avec DETECTIVE DEE de Tsui Hark

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    Deux films totalement différents pour clôturer ce palmarès. Les Marches du Pouvoir, une élégante réalisation de Georges Clooney pour une formidable vision du pouvoir, de ses coulisses et de ses désillusions. Plutôt pessimiste, le film s'attache à l'ambiguité de chaque protagoniste, chacun ayant son mot à dire, son opinion et se valeurs face au monde dangereux de la politique. Les performances restent mémorables, Ryan Gosling excellent, Georges Clooney d'une belle sobriété, Philip Seymour Hoffmann légendaire.

    Même constatation de la qualité du casting avec Detective Dee, grosse production chinoise d'une efficacité surprenante. Andrew Lau y trouve le rôle de sa carrière, incarnant ce détective sans cesse tourmenté entre le devoir, ses convictions, son honneur. La cinématographie et les cascades restent impressionnantes pour ce récit plus complexe qu'en apparence.

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    La critique de Detective Dee

     

     

    Sans oublier... : The Artist (Michel Hazanavicius), Arietty le petit chapardeur (Hiromasa Yonebamashi), Les Neiges du Kilimandjaro (Robert Guédiguian), Polisse (Maïwenn), X-Men le Commencement (Matthew Vaughn), L'Etrange affaire Angelica (Manoël de Oliveira)...

     

    Enfin, mention spéciale au Miroir, très beau film de Jafar Panahi datant de 1997 sorti récemment dans les salles.

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  • Compte-rendu novembre-décembre 2011

    COMPTE RENDU DES FILMS VUS SUR NOVEMBRE / DECEMBRE 2011

     

    Si les mois de novembre, décembre, ont été particulièrement chargés, réduisant de fait les séances cinéma, les quelques films découverts en salles furent globalement de bonne qualité, intelligents et personnels. Avant les fêtes de fin d'année, le bilan s'avère positif pour ces derniers mois, même s'il faut remarquer la présence lourde de films pessimistes et bien souvent désespérés dans leur conclusion, ou alors repêchés en dernière vitesse par un final à l'espoir fragile. Ainsi en témoignaient déjà Drive (Nicholas Winding Refn) en octobre, film sur la vengeance et la montée de la violence, ou encore We Need To Talk About Kevin (Lynne Ramsay), troublante vision de la jeunesse américaine ou de la culpabilité.

     

    polisse1.jpgEn novembre, c'est Polisse de Maïwenn qui dérange profondément. Film social, faisant parti de cette tendance française de films à petits budgets, projetés dans le quotidien et la réalité documentaire, il ne faut pas en nier les qualités d'interprétations et de mise en scène. La caméra brasse une série de portraits, que ce soit du côté des victimes ou des coupables passant devant la brigade de protection des mineurs, ou bienpolisse2.jpg des membres de cette brigade. On alterne habilement le drame et l'humour absurde. Car face à l'horreur perpétrée par des parents bien souvent dérangés, les membres de la brigade s'arment d'un humour incisif et désabusé, par exemple face à cette jeune fille prête à tout pour son portable, ou à cette mère tripotant ses garçons pour les endormir. La distance est juste, autant dans la manière de filmer que dans les interprétations, toutes excellentes. Mais, malgré les amourettes des personnages de Maïwenn et de Joey Starr, la fin résonne comme un cri d'alarme désespéré.

     

    marches1.jpgAutre film désespéré et pessimiste, Les Marches du Pouvoir confirme le retour de Georges Clooney après le lourdaud Leatherheads. Portant sur la politique, le film dresse un portrait très noir de ce milieu, et ce, de manière très surprenante et subtile. Filmé toujours avec élégance, rappelant du coup la très belle sobriété de Good night and Good luck, Les Marches du Pouvoir joue habilement sur les rapports de pouvoir, où tout se joue, non pas à un niveau physique, mais à un niveau verbal, gestuel, de mise en scène. Le film lui-même débute sur le « jeu » du personnage de Ryan Gosling, qui semarches2.jpg substitue au candidat qu'il soutient, ressortant les phrases prévues au discours, mais avec un phrasé totalement différent. L'effet n'est pas le même que celui du discours. Georges Clooney montre les coulisses du pouvoir, où tout n'est que raisonnements, habiles échanges, tentatives de conviction et de persuasion. Excellemment bien interprété (Ryan Gosling, stupéfiante composition de sobriété et de justesse après Drive, Georges Clooney auquel les rôles secondaires réussissent toujours aussi bien, Philip Seymour Hoffmann qui retrouve enfin une présence magnétique à l'écran avec ce beau rôle de conseiller fidèle), filmé avec élégance et composé avec finesse, Les Marches du pouvoir s'avère d'une force surprenante, plus fin que Confessions d'un homme dangereux, et plus cynique que Good night and good luck. Un film cependant inquiétant et en adéquation avec les périodes électorales du moment.

     

    artist3.jpgPlus joyeux, The Artist, le nouveau film de Michel Hazanavicius, très attendu, s'avère une belle démarche où les hommages affluent. Comme si Hazanavicius, face au cinéma actuel, souvent surfait et convenu, revenait à une forme d'essence gracieuse. Film en 4/3, en noir et blanc, et en muet, The Artist fait inévitablement songer à la parabole de Chantons sous la pluie (Stanley Donen). Jean Dujardin incarne une star du cinéma muet, rapidement mise au piquet par l'arrivée du parlant, auquel il ne survit, au contraire de la charmante Bérénice Bejo. La reconstitution va de pair avec le cinéma de l'époque : studios agités et dynamiques, foules monstrueuses à l'entrée des cinémas, demeuresartist1.jpg sublimes et clinquantes. Les références affluent, plus par complicité que coquetterie : Chantons sous la Pluie, certes, mais aussi de nombreux films de Chaplin (Une vie de Chien, les Lumières de la Ville, Les Feux de la rampe avec l'histoire d'amour), Citizen Kane (clin d'oeil appuyé à la vie de couple, puis à la mégalomanie du personnage), voire Hitchcock (reprise du thème de Vertigo, cauchemars proches de la Maison du Dr Edwards). Le film en lui-même est un hommage, dans sa dramaturgie, sa réalisation, son scénario, aux films de l'âge d'or d'Hollywood, à tel point que l'on finit par être déçu. Chaque événement semble se suivre selon une suite logique, par exemple, les films brûlés qui aboutissent à un incendie , on sait combien ce postulat de la pellicule inflammable se retrouve dans de nombreux films, de Cinema Paradiso à Inglourious Basterds. De plus, le film se construit beaucoup trop en dents de scie, suivant la carrière de l'acteur incarné par Jean Dujardin. Ainsi décevant au final, car audacieux uniquement dans sa forme, The Artist reste un hommage vibrant, avec heureusement quelques scènes mémorables : la séance de séduction dansée de part et d'autre d'un décor, les prises ratées qui aboutissent à la naissance de l'amour, et enfin cette séquence de cauchemar « parlant » absolument saisissante...

     

    intouchables1.jpgEst-ce la suite de films pessimistes en une période de crise qui assure le succès d'Intouchables (Olivier Nakache et Eric Toledano )? Peut-être. Le film a ce sens de l'humour populaire et généreux, brassant toutes les questions actuelles : le handicap, certes, mais plus encore la vie dans les cités ou le contraste entre deux classes sociales très éloignées, une certaine culture populaire. Ainsi, le milliardaire fait découvrir à Driss la musique classique par le biais des mélodies reprises dans les publicités. Ainsi Driss organise un concours hilarant de moustaches en rasant le milliardaire. Ainsi les deux hommesintouchables2.jpg rivalisent, parient, échangent, sur la puissance de la voiture, sur les femmes, sur le saut en parachute... L'habileté du film de Toledano et Nakache est d'avoir réussi à montrer ce choc des cultures, avec efficacité et humour, sans condamner les personnages ni les considérer comme fermés sur leur milieu. Les deux personnages s'opposent tout d'abord par leur physique : sobriété ferme et longs regards pour François Cluzet (toujours aussi excellent dans la composition dramatique), corps en constante dynamique et gouaille permanente pour Omar Sy. Puis par leurs propos, fondés d'abord sur le mépris et le cynisme, puis ouverts sur le partage et surtout l'acceptation. Intouchables reste un film sincère et agréable, sans rupture de rythme, parfois un peu lourd, mais terriblement efficace.

     

    neiges1.jpgEnfin, autre film français sur les écrans, Les Neiges du Kilimandjaro de Robert Guédiguian part d'une incompréhension. Incompréhension du couple du film face au vol à main armée dont ils sont victimes, incompréhension de Marcel (Jean-Pierre Daroussin) face à la vision qu'a de lui l'un de ses agresseurs, incompréhension de Marie-Claire (Ariane Ascaride) face à la mère de l'agresseur qui renie ses enfants, incompréhension de Robert Guédiguian face aux générations actuelles. Si le film débute et se finit sous une embrassade amicale, on ne peut que sentir cette incompréhension tout au long d'un film toujours aussi bien écrit, filmé, interprété et éclairé sous le soleil pétillant du Sud. Critique à venir...



    Enfin, n'oubliez pas de faire un tour sur Mirabelle-Cerisier, second blog consacré à la culture asiatique ! Les derniers articles sont Cure (Kiyoshi Kurosawa), Running out of time 2 (Johnnie To) ou encore sur la chanteuse coréenne Youn Sun Nah, sans oublier la rubrique Animation...