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  • The Dark Knight Rises x2

    The Dark Knight Rises : 2 critiques par Big-Cow et Lysao

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    Christopher Nolan - The Dark Knight Rises 

    par Big-Cow

     

    Cet article étant bourré de spoilers, il est indispensable d'avoir vu The Dark Knight Rises pour le lire, et fortement conseillé d'avoir également vu The Dark Knight (il est dans tous les cas fortement conseillé d'avoir vu The Dark Knight pour comprendre The Dark Knight Rises (il est dans tous les cas fortement conseillé de voir The Dark Knight tout court)).

     

    Quand je suis allé voir The Dark Knight, il y a quatre ans, je n'avais aucune idée de ce qui m'attendait. Je n'avais pas vu Batman Begins, et m'étais alors arrêté à Batman et Robin de Schumacher, vraisemblablement l'un des pires films de tous les temps ; de Nolan, je ne connaissais qu'Insomnia, très bon remake d'un polar nordique. Autant dire que je me suis pris une claque, comme beaucoup de monde je pense. Et comme beaucoup, je suis allé voir The Dark Knight Rises avec le secret espoir que Nolan ferait mieux, dépasserait ce qui est certainement le plus grand film de super-héros jamais réalisé à ce jour. C'est pourquoi j'ai été surpris par le ratage total qu'est cette première moitié (à la louche) du film, comparée à une excellente seconde partie, très différente.

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    Je ne rejette pas tout en bloc, dans cette première partie. Entendre Bane s'exprimer pour la première fois est un énorme choc, on ne se plaindra pas de voir Anne Hathaway à l'écran (même si je préférais Michelle Pfeiffer), et Gordon est littéralement increvable. Mais pour le reste, je me suis longtemps demandé comment Nolan, le type qui a quand même réalisé Inception, Batman Begins et surtout The Dark Knight, avait pu en arriver à un tel résultat : scènes inutiles, humour qui tombe systématiquement à l'eau (rendez-nous les tours de magie du Joker !), enchaînement des scènes incompréhensibles (pourquoi Batman, poursuivi par toute la police de Gotham, fait-il un détour pour aller tabasser les hommes de Bane avec Catwoman ?), personnages expédiés (Alfred), etc. Comment a-t-il pu en arriver là ? Bah c'est simple, je pense que c'est volontaire. Oui, que Nolan a fait exprès de rater sa première partie.

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    The Dark Knight Rises se déroule huit ans après The Dark Knight. Si l'on exclue la scène d'introduction, il commence avec une cérémonie en la mémoire d'Harvey Dent ; de manière plus générale, les quinze premières minutes du film permettent aux personnages d'évoquer les souvenirs que leur ont laissés cette terrible période, rouvrant par ailleurs plusieurs blessures : Alfred et la lettre de Rachel Dawes, Jim Gordon et le monstre qu'était devenu Harvey Dent à la fin de sa vie, Bruce Wayne lui-même qui se cloître dans sa demeure. Et pourtant, jamais le Joker n'est mentionné. Nulle part. Alors qu'il avait manqué plonger Gotham dans le chaos le plus total, qu'il avait tué Rachel Dawes, piégé Batman, poussé indirectement Lucius Fox à la démission, détruit la police de Gotham par la corruption, désorganisé la pègre. Et pourtant, le souvenir du Joker pèse comme une chape de plomb sur les protagonistes du Dark Knight Rises, tout comme le souvenir d'Heath Ledger, mort que personne ne peut donc mentionner au générique, pèse dans l'esprit des spectateurs. Comme il pèse également sur Nolan, coupable d'avoir emmené Ledger au sommet de sa carrière. Ce souvenir pèse d'autant plus lourdement sur le spectateur que cette première partie évoque furieusement celle du Dark Knight : introduction avec une scène d'action spectaculaire se centrant sur Bane, personnage de mercenaire aux volontés encore inconnues, si ce n'est qu'il vend ses services à un député véreux : exactement comme le Joker, organisant un braquage semble-t-il pour ses propres intérêts dans la première scène du Dark Knight, avant de proposer ses services aux mafieux de Gotham pour tuer le Batman. Bis repetita. La première partie finit quand Bane met en pièces Batman dans les égouts de Gotham, et le film bascule alors dans autre chose. Le rythme très ramassé du film, l'unité de temps et de lieu instaurée par The Dark Knight et persistante dans la première partie, vole en éclats, alors que l'intrigue s'étale maintenant sur cinq mois, que Bruce Wayne est enfermé dans une prison hors de Gotham. C'est comme si Nolan, après avoir essayé de réaliser un deuxième Dark Knight, envoyait tout voler en éclats, se rendant compte que non, il n'était pas possible de faire mieux. Ou plutôt, peut-être, cherchant à prouver au spectateur qu'il ne pouvait pas faire mieux.

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    Quelques éléments m'ont intrigués dans cette première partie. Il y a tout d'abord cette utilisation exclusive de la musique du Dark Knight, là où des thèmes originaux seront exploités par la suite. Il y a aussi cette scène où, avant de coucher avec Bruce Wayne, Miranda Tate jette un œil aux cadres disposées et tombé sur une photo de Rachel Dawes : et ben, cette photo, c'est un screenshot. Tiré du Dark Knight. Pas même un portrait réalisé pour l'occasion. A un moment du film où les personnages ressassent encore ce qui s'est passé dans le précédent opus, la réutilisation des thèmes maintenant cultes de Nolan et l'utilisation de screenshots m'ont certes évoquées dans un premier temps de sérieuses fautes de goûts, mais m'ont ensuite renvoyées à la culture des mash-ups, des compilations effectuées par les youtubeurs, résumant des œuvres, reprenant les personnages de la franchise dans d'autres situations, ressassant, eux aussi, le souvenir du Joker. Dans cette espèce d'aveu d'impuissance, Nolan est aussi dans la position de ce youtubeur, qui rêve d'un nouveau Dark Knight, et met ses espoirs dans The Dark Knight Rises. En vain. 

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    Je ne peux pas concevoir que Nolan, avec son talent, avec ses moyens, avec son équipe d'acteurs, ait pu se planter à ce point. C'est peut-être une sorte de cri du cœur, d'espoir que Nolan soit bel et bien l'immense réalisateur que j'ai découvert avec le Dark Knight, que Batman puisse enfin mourir dignement. Et peut-être que Nolan s'est réellement planté, mais je n'y crois pas, et cette idée de l'échec volontaire me plaît assez. Il reste à savoir s'il faut voir le verre à moitié plein ou à moitié vide. Si rater volontairement la première moitié de son film est un coup de génie, une mise en abîme incroyable de la manière dont Batman rate son propre retour à la vie de super-héros, un déploiement de grands moyens pour envoyer tout le monde balader afin de réaliser son propre film (cette deuxième partie) ; ou un aveu d'impuissance, une solution de facilité pour combler une heure de film, une solution qui placerait alors Nolan dans la peau d'Alfred, quittant son maître dans les premières minutes du film, revenant dans les derniers instants pleurer devant sa tombe qu'il avait failli à sa tâche.



    THE DARK KNIGHT RISES – Christopher Nolan

    par Lysao

    Après Inception, Christopher Nolan conclut le dernier volet de sa trilogie consacré à Batman, toujours dans un univers bien plus sombre et apocalyptique que ses prédécesseurs dans l'adaptation de ce super-héros de DC Comics au cinéma. Evidemment, on ne peut s'empêcher de comparer le dernier volet au précédent, The Dark Knight, film bien plus développé et unique en son genre par rapport à la conclusion autour de l'homme de la nuit. Mais, même en tenant à l'écart le succès foudroyant du précédent volet, le nouveau film de Batman déçoit quelque peu, certes abouti sur les plans des cascades et ses intentions, mais accumulant des faiblesses de scénario.

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    The Dark Knight Rises peine ainsi à prendre son envol, ou, tout au plus, ne trouve son véritable élan que dans une poignée de scènes. Beaucoup de confusions, de pistes laissées en suspens, de questions non éludées, parsèment en effet le film, pris à la fois dans la volonté de donner une masse d'informations, de personnages et d'actions sans vraiment en tirer la véritable importance. Loin d'avoir de véritable coup de théâtre fracassant, le dernier Batman avance péniblement de révélations et révélations, celles-ci s'avérant bien souvent poussives ou attendues. La relation entre Batman et Catwoman n'a ainsi rien de surprenant, et le final s'avère véritablement classique et convenu. Dans cette fin, mais également tout au long du film, Christopher Nolan use notamment allègrement de sa « Nolan's touch », de son style de montage personnel qu'il a su perfectionner au cours de ses réalisations précédentes. La musique de Hans Zimmer avec ses crescendos de violons accompagne une succession de plans montés en parallèle, montrant une série d’actions finissant par avoir un impact les unes sur les autres, ou par aboutir à une même idée, telle celle de l'espoir et de la nouvelle vie sur la fin de The Dark Knight Rises. Ce type de montage trouve son apogée dans Inception, qui accentue le phénomène avec les multiples rêves mis en abîme. Dans The Dark Knight Rises, il y est plus convenu, attendu, desservant le propos d'une image de superhéros démantelée pour se reconstruire.

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    De plus, des faiblesses apparaissent autour des nouveaux protagonistes. Suite à la disparition de Heath Ledger, le Joker s'avère totalement gommé de la narration afin de laisser une place vide à Bane, nouveau méchant excellemment interprété par Tom Hardy, efficace et charismatique, malheureusement évincé de manière facile sur la fin du film. En revanche, le protagoniste de Joseph Gordon-Lewitt, n'est qu'une classique incarnation du flic intègre et courageux, loin d'avoir une part d'ombre comme d'autres protagonistes de Batman. De même, le personnage de Miranda Tate, joué par Marion Cotillard est par exemple totalement dénigré, sans aucune profondeur, ni aucun charme, et le choix de l'actrice, sans vouloir critiquer son jeu, est peut-être une grave erreur de casting pour le film de Nolan. A l'inverse, la Catwoman de Anna Hathaway s'avère renouvelée, avec des sous-entendus à un passé sinistre malheureusement peu approfondis.

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    La seconde partie du film s'avère véritablement plus intéressante, et c'est là où on reconnaît plus le regard de Nolan, avec la multiplicité des références aux situations politiques et à certains événements historiques. Le discours prôné par Bane, se voulant prolétaire, affirmant redonner le pouvoir au peuple, mais ne menant évidemment qu'à la tyrannie et au chaos, rappelle sans hésiter les gouvernements fascistes du XXème siècle, et d'autant plus le parti nazi. La résistance mise en place par le personnage de Joseph Gordon Lewitt est un écho direct à la Résistance, le montage mettant l'accent dans cette partie sur tout ce qui touche aux messages cachés, aux traques et planques dans les rues enneigées, aux appareils de communication volés et cachés, faisant songer à tous les films de Résistance, comme le très beau L'Armée des Ombres de Jean-Pierre Melville. Intéressant aussi de voir les différentes rapports de force entre chaque groupe : on redonne une liberté aux marginaux et prisonniers au nom de la corruption des plus riches ; on dépouille et saccage les grandes demeures à l'image d'une nuit de Crystal ; on organise de faux tribunaux à la justice manichéenne sans laisser la moindre chance aux accusés (Cillian Murphy, qui joue l'Epouvantail, y fait par ailleurs une apparition clin d'oeil toujours aussi amusante). Le groupe de Bane représente par ailleurs tous les frustrés et délaissés de la société, en particulier les orphelins, vivant dans l'ombre, au fond des égouts, à l'image de l'exclusion qu'ils ressentent.

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    N'ôtons enfin pas à The Dark Knight Rises son efficacité habituelle sur les séquences d'action, même si la scène d'ouverture est le reflet exact du précédent volet. Mais une certaine déception plane sur cette grosse production, dont les multiples incohérences et manques de profondeur sur certains points traduisent l'accumulation des pressions autour d'une telle saga.

  • Compte-rendu été 2012

    Quelques films découverts au cours de l'été...

     

    L'EXERCICE DE L'ETAT – Pierre Schoeller

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    Découvert tardivement en DVD après sa sortie en salles début 2012 et son franc succès critique et public, L'Exercice de l'Etat s'avère être l'un des meilleurs films français sur le thème de la politique. La surprise face à ce film s'est révélée très forte, car L'Exercice de l'Etat plonge le spectateur dans une atmosphère glaciale et fascinante. Presque un huis-clos, le scénario se concentre sur quelques jours clés dans l'évolution du Ministère des Transports. Très complexe, l'Exercice de l'Etat fait partager, sans transitions ni ménagement du spectateur, la dialectique entre pouvoir et Etat, et les multiples lois du langage politique, et du rythme d'un Ministre. Dans cet univers, tout n'est que conversations téléphoniques, esprit rapide de décision, choix médiatiques, et sous-entendus permanents. Dans l'une des premières scènes, on assiste par exemple à un intensif échange via portable et messages autour de la privatisation des gares, plus ou moins annoncée publiquement par le gouvernement peu de temps après le refus catégorique de Bertrand St-Jean sur ce sujet à la radio. Dans ce monde, les mots pèsent leur poids, bien plus que les actions au final. Physiquement (hormis une séquence d'accident essentielle), le film s'avère très maigre, toute l'action étant concentrée dans les appartements du Ministère, l'espace arrière de la voiture du Ministre, ou quelques escaliers. Toute la pression qu'accumule le personnage joué par Olivier Gourmet, bridé entre ses ambitions, sa vie personnelle, ses cauchemars similaires à des visions absurdes et chorégraphiques, les divergences de Matignon, les accusations de la femme de son chauffeur, mènent à une très impressionnante séquence d'accident sur une autoroute déserte en travaux, agissant comme le climax du film. Paradoxalement, c'est l'expérience de ce terrible accident qui va garantir à Bertrand l'assurance de son avenir. Le dernier plan écrasera l'horizon, limitant l'espace dans lequel s'est engouffré Bertrand, définitivement isolé là où il a choisi de prendre le pouvoir. L'Exercice de l'Etatest ainsi un des meilleurs film sur la politique aujourd'hui, donnant une vision acerbe mais néanmoins juste du monde politique fait de coups bas, de malversations, de sous-entendus et d'atmosphère glaciale. Olivier gourmet y trouve une de ses meilleures interprétations, véritable bête peinant à cacher sous son costume cintré toutes ses frustrations, explosant dans son bureau sous les injures et les colères. Michel Blanc est, à l'inverse, complémentaire de l'animosité du Ministre, pâle et calme, d'une rigueur impressionnante. Les autres acteurs sont tous excellents. Pour son film, Pierre Schoeller a de plus demandé à son frère de composer la musique, qui donne dans la musique contemporaine ou nouvelle, donnant au récit une certaine force véritablement effrayante.

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    SCOTT PILGRIM (2010) – Edgar Wright

    Merci à mon frère pour le DVD ! 

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    Scott Pilgrims'assimile à cette vague de films ou de récits que l'on destine aisément à un public « geek ». Mais ne pas être une adepte des jeux vidéos, tout en accédant régulièrement à la culture de l'écran, n'empêche pas d’apprécier l'originalité du film, ni son dynamisme visuel et narratif. Scott Pilgrim, étudiant d'une vingtaine d'années qui semble passer plus de temps à jouer avec son groupe de rock plutôt qu'à suivre ses études, sort avec une lycéenne chinoise, mais rencontre l'étrange Ramona aux cheveux violets. Le film est tiré du comic de Bryan Lee O'Malley, et s'accroche très fortement à sa trame, parfois sans s'étendre sur les explications mieux développés dans le comic. Ainsi, la première partie du film et les références aux couloirs spatio-temporels empruntés par Ramona et Scott dans leurs rêves, paraît assez confuse, extrêmement rapide. Edgar Wright s'est ainsi tenu à ce qui relève du plus fantaisiste et déjanté chez O'Malley, et si le récit paraît parfois un peu décousu ou le final classique, la réalisation donne dans des idées explosives et dynamisant l'ensemble. Chaque réplique fait mouche, mise en valeur par des onomatopées inscrites sur écran, des split-screens appuyés, ou des bruitages de jeux vidéos (de gameboy par exemple). Le banal devient extraordinaire et virtualisé, cherchant de ci de là dans les références au western, au film de science-fiction, Star Wars pour adolescents dans une culture pop. Les acteurs s'amusent dans ce contexte, et ce sont bien souvent les plus jeunes qui réussissent le mieux face aux adultes (Jason Schwartzman est terriblement mauvais) : Michael Cera joue les naïfs ébahis, Mary Elizabeth Winstead nous charme aisément, Ellen Wong efficace en lycéenne capricieuse et puérile, mais la meilleure interprétation reste le ténébreux et cruel colocatire gay de Scott, Wallace, incarné par Kieran Culkin, malheureusement gommé sur la seconde partie du récit.

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    GOOD MORNING ENGLAND (2009) – Richard Curtis

    Merci à Marine pour le DVD ! 

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    Le film très populaire de Richard Curtis s'avère une agréable surprise, dynamique et sincère. Good Morning Englandsuit la vie quotidienne des chroniqueurs de Radio Rock, une radio pirate vivant sur un bateau au large de la Mer du Nord diffusant sur la Grande-Bretagne durant les années 60. Le film est un hommage à ces chroniqueurs DJ passionnés de musique, mais risquant en permanence la censure pour les tubes qu'ils passaient et les provocations qu'ils envoyaient à un gouvernement puritain. Le film s'accompagne évidemment de la libération sexuelle de ces années et abonde en blagues et jeux de mots paillards, sans que cela ne tombe jamais dans la vulgarité et provoquant une certaine hilarité. Il est vrai qu'entendre la voix de Gavin (Rhis Ifans) susurrer intimement près de son micro ; partager les frustrations du jeune Carl (Tom Sturridge) face au rondouillet Dave (Nick Frost) qui lui pique toutes ses conquêtes ; ou encore constater la mystérieuse séduction que dégage Mark (Tom Wisdom) auprès des femmes sans même lancer une parole, a quelque chose de très amusant et d'inoubliable. Le film suit sur un rythme effréné et avec un montage haut en couleur (de dynamiques split-screens notamment) les aventures de ce groupe lâché en pleine mer ou en pleine ville, ne gâchant pas une seconde pour pimenter leur vie, se déchirant ou se retrouvant dans cette autarcie. Parmi le casting, on retient surtout Philip Seymour Hoffmann, alias le Comte, toujours aussi protéiforme, et Bill Nighty, qui joue un Quentin d'un charisme très amusant. Il reste cependant regrettable que les détracteurs de ces joyeux lurons soient aussi caricaturés dans des parodies de rigoristes anglais, confinant parfois le propos du film à un manichéisme sans nuances au nom de la comédie.

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