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Top Ten 2012

Bilan 2012 et Année 2013

L'élaboration du "classement" ou "Top 10" de fin d'année est toujours un exercice délicat. Tout d'abord, parce qu'il est impossible pour un cinéphile, en raison de son quotidien ou de sa situation géographique (voire financière !), de voir tous les films sortis au cinéma. Ensuite, parce qu'il faut bien évidemment faire des choix et des sacrifices, écarter certains films non pas parce qu'ils ne manquent pas de qualités ni de présence, mais parce qu'ils ne se sont pas avérés les plus marquants au niveau du processus de souvenir. Voilà pourquoi j'essaie de privilégier toujours une petite place pour citer certains films non présents dans le classement, mais qui ont contribué à enrichir le plaisir de la salle obscure.

 

1

AU DELA DES COLLINES – Cristian Mungiu 

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Le dernier film de Cristian Mungiu reste le grand choc, pour ma part, de l'année. Au-delà des Collines nous plonge dans l'univers chaotique de la religion orthodoxe, et s'attache à deux personnages féminins d'une ambiguïté absolument troublante et touchante. La réalisation de Mungiu saisit avec subtilité une violence sidérante dans cet univers et captive par sa force de suggestion.

Critique à venir

 

2

LIKE SOMEONE IN LOVE – Abbas Kiarostami

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En dépit des déceptions de certains critiques (Michel Ciment en premier lieu), le dernier film d'Abbas Kiarostami résiste selon moi à toute entreprise de désillusion. Bien plus efficace et émouvant que Copie Conforme, son précédent film qui m'avait agacé par ses longues déambulations existentialistes, Like Someone in Love mise sur une véritable délicatesse de ton et de regard. Effleurant parfois le burlesque, finissant dans une sécheresse tragique, cette histoire se déroulant sur une poignée de jours, dans une poignée de lieux à Tokyo, ramène à cette notion presque oubliée, et quasiment sacrifiée dans tous les films, à savoir la nécessité d'apprendre à se rencontrer. 

La Critique du film

 

3

BARBARA – Christian Petzold

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Grand film issu de la nouvelle vague allemande et ayant réussi à se faire une place au-delà des frontières nationales, Barbara est le récit bouleversant du sacrifice d'une femme. Dans une réalisation toujours fine et délicate, Petzold saisit les contradictions de la vie en Allemagne de l'Est, et dessine un magnifique portrait de femme, celui de Barbara, magistralement interprétée par Nina Hoss.

La Critique du film

 

4

A ROYAL AFFAIR – Nikolaj Arcel

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Belle surprise de l'année, A Royal Affair offre un regard pertinent et quasi-shakespearien sur l'histoire royale du Danemark. La subtilité des relations et l'élégance de la mise en scène confèrent la profondeur et la justesse nécessaires à cette page méconnue de l'histoire du Roi Christian VII, et de son médecin personnel, Struensee. Les trois acteurs, Mads Mikkelsen, Alicia Vikander, et surtout Mikkel Boe Folsgaard, excellent.

La Critique du film

 

5

ELENA - Andrei Zviaguintsev

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Moins bouleversant que Le Retour, mais tout aussi impressionnant, Elena vaut le détour pour l'extraordinaire peinture sociale que propose Zviaguintsev de son pays. Le film confirme en outre la très grande finesse de sa mise en scène, et la qualité d'interprétation de son actrice principale, Nadezhda Markina

La Critique du film

 

6

MARGIN CALL – JC Chandor

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Premier film américain de cet ensemble, et passé bien trop inaperçu sur cette année (car sorti en période d'examens), Margin Call est l'un des meilleurs films sur la crise financière. S'emparant du sujet en nous plongeant directement dans l'univers des traders, le film de JC Chandor parvient à en dresser une peinture d'une réelle justesse, notamment grâce à la qualité d'écriture du scénario et des dialogues, et surtout l'ambiguïté impressionnante de ses personnages. Certains acteurs – Kevin Costner, Paul Bettany, Simon Baker, en premier lieu – y livrent des performances formidables.

La Critique du film

 

7

LA VIE SANS PRINCIPE – Johnnie To

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Autre film sur la crise, La Vie sans Principe de Johnnie To s'est peu à peu révélé être, avec la distance, un excellent thriller audacieux. To ose transposer son propre univers dans celui de la finance, et réussit à faire palper une menace – non plus physique – mais virtuelle à travers son dispositif choral. Pour un film se permettant d'offrir un regard multiple sur la crise, To réussit amplement son pari.

La Critique du film

8

CAMILLE REDOUBLE – Noemie Lvovski

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Jolie fable sur la vie, Camille redouble est un film d'une juste sincérité, porté par un casting délicieux. Par sa simplicité et son sens du rythme, le film fait partager de beaux moments à son spectateur et reste d'une vibrante humanité avec ce regard rétrospectif sur les souvenirs.

La Critique du film

 

9

APART TOGETHER – Wang Quan'an

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Passé quasiment inaperçu dans les salles, le dernier film de Wang Quan'an se révèle moins bouleversant que la Tisseuse (placé deuxième dans ma liste de 2010), mais touche par le portrait qu'il effectue de la vieillesse en Chine. Vieillesse qui ne subsiste souvent plus que par une poignée de souvenirs, et qui se retrouve limitée par le poids familial et le regard des communautés. Une fois de plus, la réalisation de Quan'an est toujours à distance des personnages et des émotions, restant dans l'observation pertinente.

La Critique du film

 

10

OMBLINE – Stephane Cazes

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Enfin, Ombline, premier film bouleversant sur la condition d'une femme en ceinte en prison, reste le joli morceau se distinguant dans la pléthore de premiers films français qui sortent chaque année. Véritablement engagé, mais aussi très bien écrit, assumé dans sa réalisation, Ombline est porté par l'interprétation lumineuse de Mélanie Thierry.

La Critique du film

 

MENTIONS SPECIALES :

 

2/DUO (1996) – Nobuhiro Suwa

Un film magnifique, qui, au-delà du thème de la schizophrénie, parle de la difficulté de la vie de jeune couple dans une grande ville, et ce, avec toujours autant de pertinence aujourd'hui.

 

LES ENFANTS DE BELLE VILLE (2004) – Asghar Farhadi

Le second film d'Asghar Farhadi, ressorti en salles durant l'été, qui confirme déjà un talent de mise en scène extraordinaire et soulève une nouvelle fois, de nombreux questionnements sur la société iranienne.

 

 

Mais aussi...

 

A PERDRE LA RAISON (Joaquim Lafosse)

LES ADIEUX A LA REINE (Benoît Jacquot)

AME ET YUKI LES ENFANTS LOUPS (Mamoru Hosoda)

AMOUR (Michael Haneke)

BRAVE (Mark Andrews et Brenda Chapman)

LA COLLINE AUX COQUELICOTS (Goro Miyazaki)

LES FILS DU VENT (Bruno Le Jean)

LOOPER (Rian Johnson)

RENGAINE (Rachid Djaïdani)

SKYFALL (Sam Mendes)

LE SOMMEIL D'OR (Davy Chou)

VOUS N'AVEZ ENCORE RIEN VU (Alain Resnais)...

Commentaires

  • Dis donc, je n'ai rien vu de ton top 10, à part le Mungiu (qui m'a un peu laissé sur ma faim) ! Mais j'aimerai rattraper le Kiarostami, le Petzold, le J. To et le Zviaguintsev...
    J'en profite pour te souhaiter une bonne année, Oriane.

  • Merci Edouard !Bonne année également.
    Oui, j'ai lu ton billet sur le Mungiu. Il faut dire que le film a été une vraie découverte pour moi, car je n'avais pas vu sa Palme d'or auparavant, donc je n'avais pas forcément d'attentes vàv de ce film !
    Je te conseille véritablement Petzold, qui est une très belle surprise. et le Zviaguintsev va repasser avec le festival Télérama.

  • Bonjour Oriane, merci pour ce top dans lequel je me retrouve. Je n'ai malheureusement pas encore vu tes deux premiers. Mais je dois aller voir le Mungiu dès que possible. Et dans mon top, j'aurais pu tout à fait mettre Apart together et Ombline qui m'ont bien plu. A mon tour de te souhaiter une excellente année 2013.

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