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  • Critique de Juste la fin du monde

    Loin de la maturité

     

    JUSTE LA FIN DU MONDE – Xavier Dolan

    Avec cette adaptation de la pièce homonyme de Jean-Luc Lagarce, Xavier Dolan passe à côté de ses nombreuses intentions et signe un lourd échec. Le film est définitivement boursouflé de défauts, accablé par des problèmes de rythme et une mauvaise direction d'acteur. L'échec est d'autant plus retentissant qu'il contredit la volonté du jeune cinéaste, à savoir d'accéder à la maturité avec ce film.

     

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  • Critique de Maurice (James Ivory)

    A la recherche du désir perdu

     

    MAURICE (1984) – James Ivory

    Les premiers plans de Maurice renvoient au cinéma de David Lean et à son romantisme des grands espaces et des silhouettes diluées dans le plan. James Ivory partage avec Lean le romancier dont ils tirent chacun, et la même année, un film sur les complexités du désir écartelé par les conventions sociales. Désir expatrié dans un pays exotique pour l'un, qui signe à la fin de sa vie le poétique A Passage To India ; désir infiniment ancré dans la culture britannique pour le second, qui s'attache au tabou de l'homosexualité dans les années 1920. L'ancrage, chez Ivory, sur le continent et une poignée de lieux symboliques, fait des atmosphères de Maurice un romantisme plus intime, moins éclatant que celui du grand maître, mais tout aussi poignant.

     

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  • Critique de Toni Erdmann

    Une absurdité à double-tranchant

     

    TONI ERDMANN – Maren Ade

    Parce qu'il navigue sans cesse entre la comédie et la mélancolie, entre la farce, le grinçant et la violence des sentiments, Toni Erdmann vogue sur des tons multiples et une sensation diffuse d'éparpillement. L'ambition de ce film à la lisière de deux tons déploie certains moments d'anthologie, revigorants par leur cynisme à l'égard des absurdités de la société actuelle. Cependant, cette ambition échoue aussi à marquer les esprits, notamment parce qu'elle manque de soutien de la part de la mise en scène, volontiers souple et invisible, mais parfois sans force.

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