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festival de cannes - Page 2

  • La Tortue rouge


    Un mysticisme naturel

     

    LA TORTUE ROUGE – Michael Dudok de Wit

    Avec La Tortue rouge, le chevronné Michael Dudok de Wit signe, après de bouleversants et célèbres courts, son premier long-métrage. L'oeuvre, déjà belle de sa coproduction néerlando-franco-japonaise, offre une animation saisissante, baignée de cette délicatesse propre à De Wit. Pour autant, la beauté de La Tortue rouge s'estompe peu à peu. Si le long-métrage saisit au début, par ses grandes plages fines, ses forêts irisées de taches douces et ses tortues déesses, il finit par abandonner, écrasé qu'il est par une ambitieuse métaphore sur l'existence, sa sensibilité sur son rivage.

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  • Cannes à Paris

    UN CANNES 2016 A PARIS...

     

    C'est entre le soleil et la pluie que les traditionnelles reprises cannoises ont eu lieu, faisant soit tomber les vestes, soit porter des pulls dans les salles parisiennes. Si l'année dernière, j'avais profité de Cannes et de Cannes à Paris, j'ai cette année rangé mes robes festivalières et chaussé mes bottes pour m'isoler quelques soirées au Reflet Médicis ou au Forum des Images.

    En bref, du pire au meilleur, et avant de revenir plus en détail sur certains, quelques films d'Un Certain Regard et de la Quinzaine des Réalisateurs de cette 69ème édition.

     

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  • Carol

    Une alchimie en brèves

    CAROL – Todd Haynes

    L'émotion du dernier plan de Carol encapsule une émotion qui nous a échappé tout au long du film. L'impression se révèle étrange, comme si la brusque ivresse dont on a été souvent privé, du fait de coupes mal placées, ou d'une froideur un peu trop exquise dans les plans, débarquait d'un seul coup. Alors que faire de cette soudaine émotion électrique ? Aurait-elle dû intervenir plus tôt dans le film ? Tout en ayant réussissant à admirablement doser le désir de ce dernier plan éclatant, Carol n'est pas dénué de maladresses ou de défauts qui nuisent à la totale flamme de cette histoire d'amour.

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  • Cannes 2015

    QUELQUES MOTS CANNOIS...

     

    Le retard de ce blog, dû aux éventuelles péripéties de toute fin d'année estudiantine, stimule peut-être l'envie d'y parler de films découverts dans le privilège cannois, sur lesquels je reviendrai plus ou moins lors de leur sortie en salles.

     

    Entre la plage et les touristes, le soleil tapant et les petites sacoches bleues brinquebalantes du festival, les stands du Marché du Film où on ne manque pas de récupérer les tracts les plus abracadabrants, et les salles de la Quinzaine, de la Semaine de la Critique, sans oublier le Théâtre Lumière, le Festival donnait surtout à son éloignement l'urgent désir de découvrir de nouveau des films... et de poster de prochaines critiques.

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  • Regard sur le Festival de Cannes 2008

    CANNES 2008 : L’engagement au cinéma ?

    Le palmarès de cette année 2008 à Cannes a engendré de nombreuses réactions, notamment en raison de son caractère engagé, favorisant des films à connotation sociale ou politique. A ce propos, Michel Ciment a signé un excellent article dans le numéro de juillet de la revue Positif (revue que je conseille par ailleurs), démontrant les conséquences néfastes du choix plus ou moins imposé par Sean Penn, exemple, justement, d’acteur aux engagements politiques marqués.

    En effet, favoriser certains films en fonction de leur engagement, donc du côté scénaristique et démonstratif, signifie prendre peu en compte la qualité artistique d’un film, ainsi que d’autres facteurs essentiels, tels la mise en scène, le travail de l’image et du son… Certes, les films primés ne sont pas forcément dénués d’intérêt et de qualité, mais un tel choix repose la question de ce qui fait une œuvre d’art cinématographique, et selon quels critères se détermine son jugement. Par ce palmarès « socio-politique », le cinéma a-t-il tendance à devenir un art purement démonstratif et de plus en plus réaliste ? Ne perd-t-il pas de sa valeur artistique. Certes, l’engagement d’une œuvre reste important, mais il faut savoir choisir l’art et la manière de la mettre en scène.

    Cependant, le palmarès semble satisfaisant, récompensant des auteurs moins connus qu’à l’habitude, et surprenant par une Palme d’or française enclenchant les polémiques. Je conseille de nouveau l’article de Michel Ciment, tentant d’expliquer avec clairvoyance cette décision. De même, le critique regrette l’absence au palmarès de cinéastes renommés aux œuvres impressionnantes, notamment Soderbergh, Gray, Wenders, Desplechin ou Eastwood. Ce dernier a reçu un lâche prix « récompensant l’ensemble de sa carrière », en guise de « consolation » mais insinuant irrespectueusement que son film ne méritait aucune récompense, mais son passé, si. Eastwood a par ailleurs très bien réagi, prenant l’audace de faire la sourde oreille et de ne pas se déplacer. De même, Catherine Deneuve-ayant reçu un prix similaire- remit les pendules à l’heure en remerciant élégamment l’équipe d’un Conte de Noël d’Arnaud Desplechin.

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    L'équipe du film Entre les murs de Laurent Cantet