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Lysao - Page 2

  • Critique de Nocturama

    Une forme de sublime, non pas osé mais audacieux

     

    NOCTURAMA – Bertrand Bonello

     

    Au moment même où Bonello livrait les premiers détails de son nouveau film, sortait au Japon une série au scénario curieusement similaire. Influence réelle ou hasard du temps ? Je pencherai plus sur cette dernière option. L'une comme l'autre de ces oeuvres reflète, avec une justesse glaçante, une agitation particulière de jeunesse.

     

    Qu'importe l'appréciation ou pas du film, le traitement qu'il reçut de la part d'une partie de la presse se révéla injustement condamnatoire et fort peu justifié. Car Bertrand Bonello tente au moins de témoigner, sans forcément apporter de réponse, de la triste solitude d'une génération, à travers un parcours pas si utopique qu'il n'y paraît.

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  • Critique de Poesia Sin Fin

    Réconciliations

     

    POESIA SIN FIN – Alejandro Jodorowsky

     

    Six ans après la sortie de Poetry de Lee Chang-dong, ma timeline cinématographique semble poursuivre son chemin d'un bouleversement lié au 5ème art transposé au 7ème... Car si le film d'Alejandro Jodorowsky paraît aux antipodes de celui réalisé par Lee Chang-dong, et découvert à l'aube de mes 18 ans, les deux réveillent en la spectatrice que je suis des sentiments de mélancolie et d'exaltation similaires. Et chacun de ces films se concentre sur un protagoniste transcendé par le thème de la poésie, elle-même scandée telle une incantation magique. Le jeune Alejandro comme la vieille Mija sont tous deux gonflés d'une fierté, à l'évidente, mais magnifique, naïveté. Lorsqu'ils réfléchissent tous deux aux futurs poèmes qu'ils veulent écrire, ils s'imaginent par ce biais changer le monde...

     

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  • Critique de Little Men

    Jeu de croissance et d'imitation

     

    BROOKLYN VILLAGE (LITTLE MEN) – Ira Sachs

    Après les deux vieux amants de Love Is Strange, le nouveau film d'Ira Sachs part à la conquête d'enfants en pleine croissance, pris entre la spontanéité propre à leur âge et le modèle que représentent leurs parents. Le cinéaste confirme le sens d'une délicatesse à l'épreuve de conflits douloureux.

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  • Critique de Juste la fin du monde

    Loin de la maturité

     

    JUSTE LA FIN DU MONDE – Xavier Dolan

    Avec cette adaptation de la pièce homonyme de Jean-Luc Lagarce, Xavier Dolan passe à côté de ses nombreuses intentions et signe un lourd échec. Le film est définitivement boursouflé de défauts, accablé par des problèmes de rythme et une mauvaise direction d'acteur. L'échec est d'autant plus retentissant qu'il contredit la volonté du jeune cinéaste, à savoir d'accéder à la maturité avec ce film.

     

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  • Critique de Maurice (James Ivory)

    A la recherche du désir perdu

     

    MAURICE (1984) – James Ivory

    Les premiers plans de Maurice renvoient au cinéma de David Lean et à son romantisme des grands espaces et des silhouettes diluées dans le plan. James Ivory partage avec Lean le romancier dont ils tirent chacun, et la même année, un film sur les complexités du désir écartelé par les conventions sociales. Désir expatrié dans un pays exotique pour l'un, qui signe à la fin de sa vie le poétique A Passage To India ; désir infiniment ancré dans la culture britannique pour le second, qui s'attache au tabou de l'homosexualité dans les années 1920. L'ancrage, chez Ivory, sur le continent et une poignée de lieux symboliques, fait des atmosphères de Maurice un romantisme plus intime, moins éclatant que celui du grand maître, mais tout aussi poignant.

     

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