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cinéma

  • Knight of Cups

    L'insupportable superficialité

     

    KNIGHT OF CUPS – Terrence Malick

     

    En prétendant échapper à la superficialité du monde ultra-friqué qu'il dépeint, Knight Of Cups accouche d'une autre superficialité, celle du système mis à l'oeuvre par Malick dans Tree Of Life, s'enlisant ici dans un pâle débroussaillement des sentiments de son personnage.

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  • Star Wars VII

    Un réveil douloureux

     

    STAR WARS EPISODE VII : THE FORCE AWAKENS – J.J. Abrams

     

    Ainsi, le voilà, ce film qui a tant fait parler les foules, agité les réseaux sociaux, et réveillé en nous, durant plusieurs jours, le fameux thème de John Williams. Le septième épisode de Star Wars, s'il émeut durant ses premiers plans, car renvoyant à une ferveur épique, à un engouement naïf de notre plaisir du divertissement et des retrouvailles avec le mythe, peine à instaurer son dynamisme et sa nouvelle identité. Où se situe-t-on le premier film de la nouvelle trilogie ? Entre la réminiscence constante du passé, construite par une succession d'hommages ou de remakes déguisés ? Ou au niveau des nouveaux éléments introduits, cependant bien maladroitement ? Parce qu'il est un cinéaste typiquement pris dans la fascination de l'objet qu'il souhaite prolonger, JJ Abrams semble hésiter à insuffler au mythe sa réelle mise à neuf. De cette timidité résulte un septième volet plaisant, mais criblé de déceptions, d'une certaine mollesse en ce qui concerne son inventivité.

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  • Top Ten 2015

    TOP 10 2015

     

    2015 année noire ? L'adjectif courut lors du passage au mois de janvier, et face à la remémoration d'événements récents, ou plus lointains sur ces douze derniers mois. Noire ou pas, l'année 2015 fut néanmoins une année de révélation, de situations tragiques, d'un état du monde alarmant, voire désastreux, et d'une violence soudain plus proche, d'une violence autre et nouvelle.

    L'état de crise de l'année est devenu à la fois latent, voyant ou totalement occulté dans les films. Il serait difficile de nier qu'en tant que spectatrice, la vision des films s'entremêla encore plus des événements de cette année traversée. Le regard ne pouvait qu'être entaché de l'actualité, peinait à se décrocher des réalités pour se jeter dans d'autres et, de même, le monde ne pouvait que se déverser dans les univers cinématographiques.

     

    Dès lors, ce top révèle cette difficulté à séparer le spectacle d'une réalité, et l'inévitable de remémoration d'événements contemporains au travers des fictions et documentaires vus sur grand écran. Les deux premiers films de la liste traduisent, en regard de cette difficulté, soit un rapport un futur, soit à l'espoir ; et sont diamétralement opposés, dans leurs formes, leurs contextes, leur technicité, leurs narrations – une vie pour l'un, une poignée de jours pour l'autre. Mais cet écart trouve sa réunion dans la portée de l'émotion intense qui les caractérisa – et s'estompèrent les agitations quotidiennes, et se porta le regard au-delà.

    Les films de ce top sont souvent des entreprises très risquées, des propositions ambitieuses, et parfois les points d'orgue de leurs réalisateurs. Sont-ils des alternatives à la crise du monde, pris qu'ils sont dans une sensibilité du moment ? Pas réellement. Sans occulter l'effroi, voire le pessimisme, ils ne perdent jamais de vue leurs émotions, leurs inventions, leurs personnages, ou tout simplement leur désir d'histoire et d'image. L'art de leurs créations n'y est guère un gommage ou un oubli, mais une réelle possibilité de transgression et de franchissement de leur époque. Certains ouvrent l'espace cinématographique à la nostalgie (1 et 4), d'autres perfectionnent des formes brillantes (3 et 9), ou des formes engagées (3, 5 et 10), certains sont gagnés de frôlements oniriques (6, 7 et 8) ou prônent l'onirisme absolu (9).

     

    Enfin, en regard des projections découvertes, des excitations et frustrations nées des nombreux spectacles cinématographiques vécus, ne doivent pas s'oublier les nombreuses manifestations, lieux de culture, mais aussi conversations engagées avec professionnels, critiques et cinéphiles passionnés. De cette année, des festivals et des cycles (Séoul Hypnotique, Carrefours de l'animation, Contre-courants...), des colloques, des conférences ou des expositions ont rythmé les découvertes de films et les croisements entre les réflexions. De même, l'activité sur les réseaux sociaux et la blogosphère furent encore des espaces passionnants de rencontre et de prolongement spectatoriel, ceci dans un profond respect et désir commun d'échange et de curiosité.

     

    Suite à ces quelques mots, Meilleurs Voeux pour 2016 et place donc au fameux top !

     

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  • Sangue del mio sangue

    Le ciel et la rivière

     

    SANGUE DEL MIO SANGUE – Marco Bellocchio

    LE CIEL ET LA TERRE (IL CIELO E LA TERRA) – Carlo Coccioli

     

    En admirant le très beau film de Marco Bellocchio, j'ai songé au roman que je viens de conclure quelques semaines avant. Ayant malheureusement peu de temps pour consigner toutes mes découvertes culturelles – et privilégiant généralement les articles sur le cinéma – je profite de cette critique pour y glisser le ressac des lignes du Ciel et la Terre de Carlo Coccioli, bouleversant recueil sur les confessions tourmentées d'un prêtre italien à l'aube du fascisme de son pays. Ce parallèle s'instaure par certes la culture conjointe aux deux œuvres, mais également l'ambigüe approche de la religion catholique qu'elles entretiennent, autant motivées par la démonstration du miracle que les profondes dérives fanatiques qui la creusent.

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  • Belles-Familles

    Vite, vite !

     

    BELLES-FAMILLES – Jean-Paul Rappeneau

    Dans le nouveau film de Jean-Paul Rappeneau, tout va très très vite. Belles-familles accompagne son récit d'un dynamisme sans cesse éclatant, comme si Rappeneau fouettait littéralement les corps de ses acteurs et les coupes de son montage, les pressant à accomplir leur effet. Cette vélocité constitue autant son charme que les limites.

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