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frères coen

  • Oscars 2008

    OSCARS 2008 : nouveau regard critique sur cette manifestation :

     

    Les Oscars, grosso modo, C'EST l'exemple le plus représentatif du kitsch du cinéma amériacin, avec son luxe, ses tenues de gala, ses pléiades de stars, ses sourires exagérés devant les objectifs, etc... Les films récompensés sont généralement équivalents à ceux des Golden Globes, ou se rapprochent des succès du box-office. Evidemment, il y a des exceptions, comme Collision (Paul Haggis), créant la surprise deux ans auparavant.

    Cette année, le déjà-culte No Country for Old Men, plébiscité par des millions de critiques, et violemment encouragé suite à sa sortie décevante de Cannes, [quand je disais que le Festival du Film International, surtout quand il ne prime pas un film favori, suffisait pour assurer la gloire de ce dernier. Ce fut le cas l'an dernier avec We Own the Night (James Gray – cf critique) et Zodiac (David Fincher)] assurait déjà sa primauté écrasante sur les autres films de la sélection. D'autant plus que les frères Coen n'avaient reçu aucun Oscar jusqu'à présent, alors que leur oeuvre est de qualité. Les 4 récompenses (meilleur film ; réalisateur ; adaptation ; second rôle masculin) prouvent que l'industrie cinématographique américaine accroche un peu mieux à l'humour grinçant et l'univers particulier des frères Coen.

    Javier Bardem (No Country for Old Men) est sûrement l'un des premiers rôles antipathique et immoral à recevoir la statuette, tandis que Marion Cotillard (La môme -Olivier Dahan) continue de faire rêver les Français et les Américains. There Will be Blood (Paul Thomas Anderson), quelques jours avant sa sortie en france, s'assure déjà le succès avec l'Oscar du meilleur acteur pour Daniel Day-Lewis et la meilleure photographie. Regrettons pour cette dernière catégorie l'échec du directeur de la photographie attitré des frères Coen (les paysages enneigés inquiétants de Fargo, c'est lui, de même que la froideur et la beauté de In the valley of Elah (Paul Haggis – cf critique)), Roger Deakins, nominé pour deux films ! Celui des frères Coen et le sublime western d'Andrew Dominik, The Assassination of Jesse James...(cf critique), qui lui doit beaucoup. Le magnifique travail esthétique de Roger Deakins, toujours lié à une ambiance particulière symbolisant les relations des personnages me font regretter l'absence de prix jusqu'à présent.

    Juno (Jason Reitman) reçoit un bel Oscar amplement mérité, celui du meilleur scénario. Quant à Tilda Swinton, elle crée la surprise avec l'Oscar du meilleur second rôle dans Michael Clayton (Tony Gilroy – cf critique), film au scénario trop faible pour l'interprétation efficace de ses acteurs.

    Evidemment, Ratatouille primé signifie l'échec de Persépolis (Marjane Satrapi, Vincent Paronnaud – cf critique), qui pourtant est en train de connaître le succès aux Etats-Unis. Signalons qu'en plus de La môme, un autre film français est primé cette année dans la catégorie des courts-métrages Le mozart des pick-pockets (Philippe Pollet-Villard).

     

    Certains oubliés raflent les récompenses techniques en guise de consolation ( meilleurs décors pour Sweeney Todd (Tim Burton) ; meilleurs costumes pour Elizabeth : l'âge d'or (Shekhar Kapur) ; meilleur musique pour Reviens-moi (Joe Wright) ; meilleur chanson pour Once (John Carney)), de même que les grosses productions (meilleur son pour The bourne Ultimatum (Paul Greengrass) et meilleurs effets spéciaux pour La boussole d'or (Chris Weitz)).

    L'Oscar du meilleur film étranger alla aux Faussaires (Stefan Ruzowitzky), un autre film allemand après La vie des autres (Florian Henckel von Donnersmarck). Cependant, l'acteur décédé de ce dernier ne reçut aucun hommage.

     

    Une soirée peu surprenante, récompensant la France avec justesse et ne provoquant aucun scandale.

     

    Au risque de faire un pléonasme, je dirais que les Oscars acceptent l'inévitable.