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gomorra

  • Compte-rendu été et rentrée 2008

    FIN DE L’ETE : Bouclons nos déceptions et attendons le plaisir

    murs.jpgEnfin, cet été s’achève, d’une manière agréable, et la rentrée s’annonce, d’une façon prometteuse. Cinématographiquement, le creux fut bien présent lors du mois de juillet et du début d’août. Mais sitôt que les premières rumeurs scolaires frémissent, les films, audacieux, magistraux, multiples, viennent envahir nos salles, précipitant l’emploi du temps nonchalant de cette dernière mi-août. A Nancy, particulièrement, l’action Ciné-Cool permit de bénéficier de nombreuses avant-premières et rencontres fructueuses. Ainsi, certains purent bénéficier de la rencontre avec le réalisateur primé d’Entre les Murs, Palme d’or 2008, ou encore avec les réalisateurs belges et français de Rumba, excellente comédie. De même, films asiatiques (Souvenir (cf critique), Wayne Wang, Sparrow de Johnny To) et américains (The Dark Knight de Christopher Nolan) ne perdent rien de leur efficacité, et d’autres nationalités viennent livrer des œuvres fortes et pertinentes sur le contexte de leur pays (Gomorra de Matteo Garrone). L’engagement ou les contextes politico-sociaux sont les principaux thèmes des dernières sorties.

    Avec les nouveaux films de Laurent Cantet, Christophe Honoré, Agnès Jaoui, Martin Provost, la rentrée française ne risque pas d’être inintéressante, auxquels viennent s’ajouter les incontournables et merveilleux frères Dardennes, ainsi que les géniaux Abel, Gordon et Romy. D’autres belles promesses cinématographiques viennent s’ajouter, balisant une rentrée revigorante.

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    Le post-cinéma ne manque pas de charme non plus, puisqu’il s’agit de trois (pardon quatre) cinéastes qui ont rythmé mes vacances sur mon petit écran Mac, et dont il me reste encore beaucoup à découvrir, admirer et critiquer. A commencer avec Andreï Tarkovski, dont le premier long-métrage m’a littéralement charmé, L’Enfance d’Ivan, dont la critique se prépare avec soin. Ensuite ce sont les surprenants frères Dardennes, fidèles Cannois porteurs d’un cinéma belge que je ne découvre que progressivement, connaissant mieux le théâtre belge. Avec Le Fils, l’émotion s’installait, omettant les conditions néfastes à tout visionnement d’un DVD, plongeant le spectateur dans un état alarmé. Mais avec L’Enfant, c’est une fièvre qui vous subjugue et vous laisse ébahi. Enfin, je consacre la fin de ce compte-rendu au maître italien par excellence (rejoignant le culte établi par Scorsesejunior), Luchino Visconti, créant de véritables fresques historiques et émotionnelles, fascinant par le malaise émanant de cette reconstitution minutieuse et étrange.

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