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nahuel perez biscayart

  • Critique de 120 Battements par minute

    Dansons dansons sinon…

     

    120 BATTEMENTS PAR MINUTE - Robin Campillo

    Dans la chaleur nocturne d’un soir de canicule parisienne, la célèbre phrase de Pina Bausch résonne à mes oreilles après les 2 heures 20 de projection. Le film s’achève sur les corps clignotants et les têtes embrumées. Scène ouverte, destins en suspens de ceux qui continuent la lutte. Le final se révèle antithèse de l’ouverture du film, où les militants se cachaient derrière un rideau, en coulisses de leur propre histoire. Sur le boulevard de l’Opéra, la surexcitation des Parisiens venus profiter de leur Cannes à la capitale a laissé place au silence feutré, aux yeux troublés et aux langues qui ne réclament qu’une fraîcheur alcoolisée. Moi je songe à cette phrase de Pina : “Tanz tanz sonst sind wir verloren”, “Dansons, dansons sinon nous sommes perdus”.

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