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rumba

  • 100ème note

    Lysao fête sa 100ème Note !

    Hier et aujourd'hui étaient deux jours de rentrée scolaire. Beaucoup y prêtent attention, notamment dans le cadre scolaire, la littérature, le cinéma, la politique... Evidemment je ne peux que vous parler de cinéma, passion que je défends toujours avec acharnement, mais j'encourage également à profiter des autres arts. En ces journées, ensoleillée pour hier, pluvieuse pour aujourd'hui, beaucoup ont repris le quotidien, pestant, râlant, soupirant et baillant. Je me suis dit que pour encourager tous mes proches camarades de classe qui éprouvaient quelques réticences à reprendre le rythme, ainsi que de nombreux autre élèves et salariés, j'allais chaudement recommander deux films vus en avant-première, tous deux pleins d'énergie et de courage, de poésie et d'émotion.

    Je constate alors qu'il s'agit de ma 100ème note, qui inaugure, coïncidence étrange, une nouvelle année cinématographique. Je remercie alors tous ceux qui circulent sur mon blog, prenant le temps ou non de lire mes très longues critiques. Merci à tous.

    Quant aux deux films, il s'agit d'abord de l'inévitable Palme d'or française, Entre les Murs de Laurent Cantet, film incontournable dans l'air du temps. L'engagement est présent, certes, mais de manière extrêmement subtile, s'appuyant sur le dynamisme des élèves et leur originalité. Le film est une véritable palette d'émotions collectives, ne tombant jamais dans le cliché, donnant une image juste du collège, de la France actuelle et de ses problèmes face aux réformes de l'enseignement. Les interprétations sont sidérantes. Le langage moderne et vif des élèves se heurte aux remarques subtiles du professeur, établissant un échange riche et un véritable contact allant au-delà du moderne apprentissage. Réservz une place dans votre emploi du temps lors de sa sortie, le 24 septembre !

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    Le deuxième film n'en est pas moins réjouissant. Rumba réunit humour belge, univers à la Tati et veine poétique, bercés par les paysages de basse-Normandie. L'histoire du couple s'enchaîne sur une péripétie de gags d'une subtile construction, grouillant d'idées pour la mise en scène, les personnages et les décors. Véritable bonheur cinématographique, Rumba est d'une fraîcheur irrésistible, d'une générosité incomparable, parlant avec simplicité d'un univers décalé et coloré. Les deux Belges enchaînent péripéties sur péripéties, n'hésitant pas à faire durer le plaisir sur de longs plans-séquences. N'hésitez pas à voir ce film,peu dansant, mais virevoltant de vie.

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  • Compte-rendu été et rentrée 2008

    FIN DE L’ETE : Bouclons nos déceptions et attendons le plaisir

    murs.jpgEnfin, cet été s’achève, d’une manière agréable, et la rentrée s’annonce, d’une façon prometteuse. Cinématographiquement, le creux fut bien présent lors du mois de juillet et du début d’août. Mais sitôt que les premières rumeurs scolaires frémissent, les films, audacieux, magistraux, multiples, viennent envahir nos salles, précipitant l’emploi du temps nonchalant de cette dernière mi-août. A Nancy, particulièrement, l’action Ciné-Cool permit de bénéficier de nombreuses avant-premières et rencontres fructueuses. Ainsi, certains purent bénéficier de la rencontre avec le réalisateur primé d’Entre les Murs, Palme d’or 2008, ou encore avec les réalisateurs belges et français de Rumba, excellente comédie. De même, films asiatiques (Souvenir (cf critique), Wayne Wang, Sparrow de Johnny To) et américains (The Dark Knight de Christopher Nolan) ne perdent rien de leur efficacité, et d’autres nationalités viennent livrer des œuvres fortes et pertinentes sur le contexte de leur pays (Gomorra de Matteo Garrone). L’engagement ou les contextes politico-sociaux sont les principaux thèmes des dernières sorties.

    Avec les nouveaux films de Laurent Cantet, Christophe Honoré, Agnès Jaoui, Martin Provost, la rentrée française ne risque pas d’être inintéressante, auxquels viennent s’ajouter les incontournables et merveilleux frères Dardennes, ainsi que les géniaux Abel, Gordon et Romy. D’autres belles promesses cinématographiques viennent s’ajouter, balisant une rentrée revigorante.

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    Le post-cinéma ne manque pas de charme non plus, puisqu’il s’agit de trois (pardon quatre) cinéastes qui ont rythmé mes vacances sur mon petit écran Mac, et dont il me reste encore beaucoup à découvrir, admirer et critiquer. A commencer avec Andreï Tarkovski, dont le premier long-métrage m’a littéralement charmé, L’Enfance d’Ivan, dont la critique se prépare avec soin. Ensuite ce sont les surprenants frères Dardennes, fidèles Cannois porteurs d’un cinéma belge que je ne découvre que progressivement, connaissant mieux le théâtre belge. Avec Le Fils, l’émotion s’installait, omettant les conditions néfastes à tout visionnement d’un DVD, plongeant le spectateur dans un état alarmé. Mais avec L’Enfant, c’est une fièvre qui vous subjugue et vous laisse ébahi. Enfin, je consacre la fin de ce compte-rendu au maître italien par excellence (rejoignant le culte établi par Scorsesejunior), Luchino Visconti, créant de véritables fresques historiques et émotionnelles, fascinant par le malaise émanant de cette reconstitution minutieuse et étrange.

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