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star wars

  • Star Wars VII

    Un réveil douloureux

     

    STAR WARS EPISODE VII : THE FORCE AWAKENS – J.J. Abrams

     

    Ainsi, le voilà, ce film qui a tant fait parler les foules, agité les réseaux sociaux, et réveillé en nous, durant plusieurs jours, le fameux thème de John Williams. Le septième épisode de Star Wars, s'il émeut durant ses premiers plans, car renvoyant à une ferveur épique, à un engouement naïf de notre plaisir du divertissement et des retrouvailles avec le mythe, peine à instaurer son dynamisme et sa nouvelle identité. Où se situe-t-on le premier film de la nouvelle trilogie ? Entre la réminiscence constante du passé, construite par une succession d'hommages ou de remakes déguisés ? Ou au niveau des nouveaux éléments introduits, cependant bien maladroitement ? Parce qu'il est un cinéaste typiquement pris dans la fascination de l'objet qu'il souhaite prolonger, JJ Abrams semble hésiter à insuffler au mythe sa réelle mise à neuf. De cette timidité résulte un septième volet plaisant, mais criblé de déceptions, d'une certaine mollesse en ce qui concerne son inventivité.

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  • Compte-rendu Juillet 2008

    QUELQUES FILMS …

    Troie (2004)

    Wolfang Peterson

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    Merci à Justine pour le DVD. Que dire, mis à part le fait que cette grosse production hollywoodienne, saturée de combats épiques en images de synthèse, de costumes à moitié dénudés et de cuirasses en plastiques, mettant en valeur des corps  dont l’aspect luisant n’est dû qu’aux trucages, nous raconte grossièrement et schématiquement l’histoire de la ville de Troie (avec même de nombreuses incohérences, comme l’absence des dieux) ? Chaque personnage n’est motivé que par des motifs récurrents et totalement irréalistes. Difficile de croire à l’histoire d’amour platonique entre Paris, incarné par un Orlando Bloom qui nous rassure sur son absence de talent (il a suffi d’une perruque blonde, de prothèses d’oreilles pointues, d’une voix sérieuse et de quelques flèches dans The Lord of the Rings pour que tout le monde croie en ses prétendues «qualités d’acteur »), totalement perdu dans l’exagération ; et Hélène, dont l’aspect angélique de Diane Kruger ne sauve pas la déception de son interprétation. Quant aux deux clans, ils s’opposent selon un manichéisme agaçant, omettant tout humour ou auto-dérision, accentuant ou oubliant la part de malversité de certains personnages pour mieux les caricaturer ou les embellir (comme Paris). Evidemment, il y a Eric Bana, pas si mauvais dans le rôle d’Hector le vaillant, et Brad Pitt dans celui du rebelle Achille. Celui-ci semble curieusement s’ennuyer, affichant une mine boudeuse tout au long du film, ancrant avec nostalgie le personnage. Peut-être que l’acteur regrettait tout simplement de s’être laissé embarqué dans un navet pareil ?

     

    Bienvenue à Bataville

    François Caillat

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    Bienvenue à Bataville est un documentaire aux procédés particuliers sur l’usine Bata implantée en Lorraine (aujourd’hui abandonnée), véritable cité prospère durant le début du XXème siècle, voire prison industrielle pour ses habitants. Certes, le film recèle de nombreuses idées intéressantes, comme la voix off envahissante de Thomas Bata, les divers jeux visuels rappelant Tati, la présentation colorée et charmante… Néanmoins, au bout d’une heure de description de cette maison de poupée à l’échelle humaine, teintée de nostalgie et d’une ambiance particulière, les spectateurs commencent à ressentir le mécanisme, l’ordre parfait qui y régnait, qu’il ne fallait pas déranger. Tels des automates, les habitants de Bataville saluent leur patron, effectuant sagement leurs activités journalières et leurs distractions, toutes gérées par Bata. La critique s’imposait, mais François Caillat s’enfonce dans sa reconstitution, devenant dépendant de cette voix grave et perfectionniste, piégé comme tous les habitants de Bataville.

     

    Shine a Light

    Martin Scorsese

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    Le problème de tout concert filmé est qu’il faut apprécier la musique imposée. Shine a Light débute avec humour et intelligence, démontrant les difficultés d’un Scorsese ironique à planifier ce dernier concert monstrueux des Rolling Stones, capricieux et complexes. Le réalisateur répond par répliques cinglantes au système de sécurité insupportable et traduit son angoisse et l’empressement auquel il est soumis par un montage très découpé, où il se promène de long en large sur les plateaux, tandis que le groupe se repose gaiement dans un hôtel ou accueille chaleureusement Bill et Hillary Clinton. Cette première partie est très intéressante et amusante, mais malheureusement trop courte, cédant vite le pas à plus d’une heure et demi de concert. Certes, le plus surprenant est la formidable énergie sur scène des quatre Rolling Stones, malgré leur âge, notamment du chanteur. Les inquiétudes de Scorsese sont alors justifiées par le fait que Mick Jagger virevolte et se trémousse en tous sens, agitant un corps dont on douterait de l’âge. Scorsese n’a pas manqué de réussir son pari : son montage, se basant sur des raccords-mouvements, impressionne par la vitalité qu’il donne, gardant une parfaite régularité dans le rythme sans nous lasser. Cependant, il est à regretter que, tout au long du concert soient intercalés des archives sur l’excentricité des Stones, insistant sur le phénomène du « grand retour sur la scène ».

     

    Star Wars épisode IV / V / VI (1977, 1980, 1983)

    Georges Lucas

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    Il n’est jamais trop tard pour revoir les grands films cultes. Hé oui, je n’avais jamais vu la saga Star Wars, mis à part le dernier sorti, qui m’avait un peu agacé. Pourtant, les trois premiers réalisés gardent un charme fou après toutes ces années, et ce notamment grâce aux effets spéciaux vieillis. Dans ces trois segments, (mais surtout les deux premiers, le troisième se laissant aller au mélodrame…) tout un univers fantaisiste s’installe, ironisant sur tous les rêves spatio-temporels, fourmillant de marionnettes et costumes cocasses et déjantés (certains ont sûrement influencés la bande dessinée Valérien, notamment la représentation d’un bar extraterrestre). L’histoire et les personnages principaux, kitsch à souhait, amusent et détendent. Luke Skywalker et la princesse Leïla redoublent de naïveté face à la bouffonnerie de toutes ces créatures, tandis que Han Solo (très bon Harison Ford) pigmente leur parcours insensé de répliques ironiques, accompagné de la grande peluche Chewbacca.  Dark Vador et ses sbires peinent à effrayer, notamment grâce à leurs cuirasses en plastique. Sans oublier ce tout petit Yoda à la première apparition hilarante, et les excellents acteurs de C-3P0 et D2R2. Il y a certes une propagande américaine propice à la guerre froide, mais on en retient plutôt un joyeux divertissement !   

     

    Nouvelle Donne

    Joachim Trier

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    C’est un peu par hasard que j’ai découvert ce petit film norvégien, très original et particulier. Deux amis d’enfance décident d’écrire et de se faire publier, l’un d’eux aura plus de succès que l’autre… Le scénario est plus enclin à définir une certaine jeunesse et un visage de la Norvège, plutôt qu’à se pencher sur la littérature. Cependant, le film exprime brillamment la frustration de l’un face au succès et leur relation tendue. Les interprétations, justes et les personnages pleins de vitalité et de poésie plaisent aisément. Cependant, le montage et le jeu de flash-backs du scénario, sur les souvenirs, les hasards et les destins (rappelant parfois Le fabuleux destin d’Amélie Poulain de Jean-Pierre Jeunet) restent trop découpés et confus, saturant la totalité du film. Quelques très belles scènes s’en détachent, comme l’histoire d’amour entre Philipp et Kari ou la rencontre entre Erik et son idole. Un film malheureusement trop confus et précipité qui garde tout de même un certain charme.